L’ancien Premier ministre du Sénégal, Amadou Ba a rompu le silence. Il s’est prononcé sur la journée sans presse lancée ce 3 août 2024 dans son pays. Dans sa sortie, Amadou Bâ n’a pas mâché ses mots. Il rappelle aux entreprises de presse, l’importance de respecter leurs obligations fiscales, tout en insistant sur le rôle de l’État dans la protection des médias.
Ce 13 août 2024, la presse sénégalaise est en grève. Une journée sans presse a été lancée par le le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS).
Objectif, protester contre les pressions fiscales exercées par l’État, notamment le blocage des comptes bancaires et les mises en demeure pour le paiement des impôts. Cette journée a été suivie, mais au même moment, l’on constate qu’il y a certaines parutions dans les kiosques. Même certains médias en ligne fonctionnent.

Là n’est pas le problème. Réagissant sur la journée sans presse, l’Ex PM, Amadou Bâ estime qu’il impératif que ce dossier reste technique, permettant ainsi à l’administration fiscale et aux entreprises de presse de dialoguer et de trouver une solution équilibrée.
Sans oublier de mentionner que l’État devait explorer des moyens pour aider les entreprises de presse à survivre et à continuer leurs activités. Il a insisté sur l’importance de l’équilibre entre le respect des obligations fiscales des entreprises et le soutien de l’État pour garantir leur pérennité.
La journée sans presse est consécutive à un certain nombre de mesures récemment mises en œuvre par le nouveau gouvernement ont aggravé la situation déjà précaire des professionnels des médias dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Ces mesures comprennent le gel des comptes bancaires des organisations de médias, la retenue des paiements qui leur sont dus par des entités liées à l’État, la saisie du matériel et la suspension de plusieurs contrats publicitaires.
Les autorités justifient ces décisions par la nécessité de mettre fin à des pratiques qui ont alimenté la mauvaise gestion et les détournements de fonds dans le secteur des médias. Le président du Conseil de la presse, des diffuseurs et des éditeurs a quant à lui un point de vue différent. Ibra Kane a déclaré à la BBC que le gouvernement essayait de contrôler l’information et de restreindre la liberté de la presse.
Le gouvernement sénégalais n’a pas encore répondu aux demandes des propriétaires de médias de lever ces mesures.Le Sénégal est l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal est l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest. Cependant, le pays a récemment été secoué par des manifestations en faveur de la démocratie qui ont amené une coalition d’opposition au pouvoir en avril dernier. Les nouvelles autorités ont promis de respecter l’État de droit, mais ont été accusées de restreindre la liberté d’expression.
TGT
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