Les populations épargnées pour l’heure de l’avancée de l’AFC/M23 sont frappées par dame nature déchainée. Une pluie diluvienne a semé la mort au sein des populations emportant des maisons. Et les critiques les plus acerbes contre le gouvernement fusent de partout car n’ayant pas pris de dispositifs efficaces pour prévenir et gérer les catastrophes naturelles. Depuis le 06 avril 2025, le ministère de l’intérieur donne un premier bilan de 33 personnes mortes suite aux inondations provoquées par de fortes pluies qui se sont abattues ces deux derniers jours dans la capitale Kinshasa.
Selon un communiqué du Vice-premier ministre de l’intérieur, Jacquemain Shabani consulté par nos soins, en date du 5 avril, il y a eu «23 décès, 46 personnes hospitalisées et plusieurs maisons emportées dans les communes de Mont-Ngafula, Ngaliema et Barumbu ainsi que l’interruption de l’approvisionnement en eau potable dans quelques quartiers de la ville province de Kinshasa »,
Et le jour suivant, soit le 6 avril, « 10 décès, plus de 200 ménages inondés dans les communes de Limete, Matete et Masina et interruption de trafic routier pendant une journée sur le boulevard Lumumba au niveau du pont N’djili». Les bilans fournis pourront pourront évoluer car les secours n’ont pas pu accéder à toutes les zones sinistrées dans la journée de dimanche. Et que des fouilles pourront révéler d’autres victimes.Pour venir au secours des sans abris, le gouvernement a réquisitionné les installations du stade Tata Raphaël afin d’héberger les familles en détresse.
le gouvernement sous le coup des critiques notamment concernant ses dispositifs de gestion des catastrophes
Face à cette situation, l’ONG de défense des droits de l’homme JUSTICIA Asbl tire la sonnette d’alarme. Selon cette Ong à travers Maître Timothée Mbuya, “Si rien n’est fait, les populations de Kinshasa et d’autres villes vont avoir l’impression que le gouvernement congolais les a abandonnées’’
Selon cette organisation, les structures publiques chargées de répondre à ce type de situation se sont montrées totalement absentes sur le terrain. “Il faut également signaler que les services du gouvernement chargés de gérer ces genres de crises ont été absents et les populations se sont débrouillées toutes seules, chose très étonnante. A ceci s’ajoutent les érosions qui menacent aussi plusieurs routes de la ville dont celle menant sur la ville de Matadi et ce sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise pour prévenir ces genres de catastrophes qui sont devenues monnaie courante”, ajoute Maître Timothée Mbuya.
JUSTICIA Asbl déplore également le manque d’anticipation du gouvernement face à une situation pourtant récurrente. Des quartiers entiers ont été submergés par les eaux, exposant les habitants à des risques sanitaires majeurs, notamment des infections liées à l’insalubrité de l’eau stagnante.
« Le gouvernement congolais doit renforcer ses mécanismes de prévention et de réponse rapide face à ce genre de catastrophes », martèle Maître Mbuya.
En réponse à ces constats, JUSTICIA appelle le gouvernement à évaluer urgemment les dégâts, à soutenir les familles touchées, et à équiper les services de protection civile de moyens logistiques et humains suffisants. L’organisation insiste également sur la nécessité d’assurer une présence policière accrue lors de ces événements et de prévoir des alternatives de transport en cas de coupures routières.
Nous y reviendrons
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