L’intégration régionale, un leurre avec les barrières sauvages Featured

Written by  May 05, 2018

Les difficultés dans la traversée des frontières légales, et aussi celles illégale, ce sont là une réalité que les Africains, surtout ceux de l’espace CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) continuent de vivre, malgré la bonne volonté prônée de tout temps par les gouvernants de Etats membres, de voir ces barrières surtout sauvages disparaitre sur nos routes.

C’est cette triste réalité constrastant avec la réalité qui amène à s’interroger sur le type d’intégration que l’on pourrait avoir avec des barrières sauvages. Le cas qui a surtout retenu l’attention du MMLK (Mouvement Martin Luther King) du Pasteur Edoh Komi, c’est ces barrières sauvages toujours dressées sur la frontière Sèmé entre le Bénin voisin et le Nigeria, surtout par des civils incontrôlés. Ce mouvement constate qu’avec ces barrières incriminées, ""la circulation des personnes et des biens est rudement mise à l’épreuve"".
Voici la réaction de ce mouvement....

CEDEAO : QUELLE INTÉGRATION SOUS RÉGIONALE AVEC DES BARRIÈRES SAUVAGES TOUJOURS DRESSÉES SUR LA FRONTIÈRE SÈME ( BENIN ET NIGERIA ) PAR DES CIVILS INCONTRÔLÉS ? La circulation des personnes et des biens rudement mise à l’épreuve !
Cachet nouveau passeport = 6000fcfa ( 4000 Naira )

Passeport une fois cacheté= 3000 FCFA (2000 Naira )

Le Mouvement Martin Luther KING constate avec tristesse que l’intégration sous régionale clamée haut et fort par les dirigeants de la CEDEAO, a du plomb dans l’aile et continue d’exceller dans les objectifs à l’étape de paroles pieuses sans matérialisation des actes concrets au profit des citoyens de cet espace communautaire. A titre d’illustration, la circulation des personnes et des biens, l’une de ses priorités, n’est jamais effective et les citoyens de la cette organisation vivent du calvaire au quotidien. Le voisinage immédiat même entre deux frontière n’est pas exemptée des pratiques anormales. Par exemple, un Togolais, muni d’un passeport en cours de validité, doit toujours payer de l’argent aux frontières de l’espace comme frais de cachet, disent-ils, à l’aller comme au retour.

L’exemple de la frontière SEME entre le Bénin et le Nigeria est une triste preuve. Une partie de cette frontière parait pratiquement etre un No man’s land, une zone libre, abandonnée aux mains des gangs et des voyous qui font leurs lois au regard impuissant des forces de sécurité et d’immigration entravant la circulation des personnes et des biens .


C’est ainsi que les citoyens sont harcelés et raquetés sur les frontières de la CEDEAO sans indulgence ni pitié. À la frontière du Nigéria, ce triste scénario est savamment monté et érigé en profession. Ces individus mal intentionnés, drogués, cyniques et roublards dressent des barricades et des cordes sur des pistes où sont souvent déviés les passagers aux motifs inavoués. Ils soumettent leurs proies aux fouilles fantaisistes de circonstances et ne sont jamais intéressés par le passeport ou toute autre pièce d’identité.

Pour eux, il faut payer de l’argent et à plusieurs niveaux de barrières et ils sont prêts à infliger toutes sortes de traitements inhumains et de supplices voire déposséder de leurs biens, tous ceux qui résisteraient à leur volonté. Devant ces actes répréhensibles et hors la loi, les passagers sont abandonnés à leur triste sort dans un état de vulnérabilité et d’insécurité sans précédent alors que les hommes en treillis , forces de sécurité et d’immigration présents sur les lieux restent passifs et sourds aux cris de secours et de détresse des personnes en danger .

C’est un passage effroyable et dangereux pour les citoyens qui sont supposés vivre dans un espace dit communautaire et d’intégration sous-régionale. Quelle insécurité pour les populations si une partie de leur frontière commune, est dirigée et contrôlée de mains de fer par des individus non recommandables et sans scrupules ? Une chose est claire et incontestable : la frontière de Semé est hors du contrôle officiel et le tort revient à toutes les forces associées qui sont charges de la gestion de nos frontières. Ces dernières font de victimes et continuent d’inquiéter des milliers de passagers utilisateurs des voies de la CEDEAO

Au regard de tout ce qui précède, la libre circulation des personnes et de biens au sein de la CEDEAO, reste encore à l’étape embryonnaire et cela doit interpeller les dirigeants .
Le MMLK préoccupé par la situation qui prévaut sur les frontières de la CEDEAO, appelle tous les dirigeants à inscrire prioritairement à l’agenda de la prochaine réunion de l’institution sous régionale les mesures à prendre pour l’effectivité de cet aspect primordial de leur mission, celle de la circulation des personnes et de leurs biens.


Le Mouvement Martin Luther KING exige l’enlèvement de toutes ces barrières sauvages et frauduleuses à la frontière de Semé.
Nous avons beau être fiers de la CEDEAO pour ses ambitions politiques et économiques mais tant que la circulation des citoyens et de leurs biens demeure un vœu pieux, le rêve des pères fondateurs de l’espace sous régional est brisé et revêt d’un goût inachevé.
Lomé, le 29 avril 2018

Le Mouvement Martin Luther KING

Cet article est repris grâce au partenariat Togotimes-Telegramme228

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