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Une mauvaise plaisanterie au coronavirus conduit un jeune homme en prison. Les faits Featured

Written by  Mar 24, 2020

Un jeune homme âgé de 19 ans va répondre de son acte devant un juge. Arrêté après avoir crée la pychose au coronavirus en se déclarant éclaré positif au COVID-19, alors qu'en réalité, il s'agit d'une plaisanterie, le Bitamois de nationalité gabonaise encourt une sanction très lourde.Le jeune homme a été arrêté dans le village Missele Ebah. Détails

Dimanche dernier, comme une trainée de poudre, la nouvelle fait le tour. Il s'agit d'un cas suspect au coronavirus à Bitam. Informé, le préfet du département du Ntem, Jean-Claude Mouziehou Maloulah, a vite fait de mobiliser les services concernés par la lutte contre la pandémie sur le plan local. Il sonnait 11 h quand il a reçu un appel du gouverneur Joël Ogoumah l’informant de la présence du cas suspect.

Les faits se produisent vers 11 heures, lorsque le préfet reçoit un coup de fil du gouverneur Joël Ogoumah l’informant de la présence d’un cas suspect de coronavirus à Bitam. Le préfet à son tour a essayé de joindre le médecin en chef du centre de santé de Bitam. Le médecin va alors tenter de joindre le concerné par le numéro, qu’il a communiqué au comité d’éveil lui-même. Il s’agit de Assoumou N. âgé de 19 ans, le jeune plaisantin.

Assoumou fait comprendre au médecin qu’il est allé en pharmacie. Au préfet, l’intéressé aurait dit qu’il se trouve au village à Missele Ebah.

Le comité d’éveil local va donc se rendre au village, se renseigner et recouper les faits. Le jeune Bitamois finira par être examiné. Il avait une température 36.3. Rien de bien grave et beaucoup de temps et d’énergie perdus. Il s’agissait d’une plaisanterie.

Le jeune Assoumou N. a été arrêté par les agents de la police judiciaire. Il se trouve au commissariat de Bitam et sera déféré dans les tous prochains jours à Oyem. Selon ses proches, le jeune homme est un habitué des faits.

5 ans et 5 millions?

Le plaisantin encourt désormais une sanction très lourde. Il est en effet sous le coup de l’article 384 du code pénal qui dispose que « quiconque expose directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessure de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, est puni d’un emprisonnement de cinq ans au plus et d’une amende de 5 000 000 FCFA au plus"

Assoumou N. pourrait ne pas être le seul à subir prochainement le courroux de la justice. Lors de sa deuxième conférence de presse journalière, le porte-parole du comité du plan de veille et de riposte contre le covid-19, le Dr Guy-Patrick Obiang Ndong, a indiqué que plus de 2000 individus avaient appelé le numéro d’urgence, 1410, alors qu’ils ne présentaient aucun symptôme lié au covid-19. Parmi ces appels, certains étaient clairement malveillants.

Face à « ces personnes qui paralysent le 1410 » – selon l’expression du Dr Guy-Patrick Obiang Ndong – de manière totalement irresponsable, les autorités ont décidé d’actionner la chaîne pénale. La semaine dernière, le premier ministre et ancien magistrat, Julien Nkoghe Bekalé, a demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour que soit très sévèrement sanctionnés les auteurs des appels.

Le cas de Bitam pourrait servir d’exemple.

 TGT avec Gabonactualite

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