Un tremblement de terre d’une magnitude de 3,9 sur l’échelle de Richter a été enregistré vers 23h 28mn le samedi 2 mars 2019 dans certaines régions d’Accra. Les zones touchées se situent à Weija, McCarthy Hill et le long de celles-ci.

Opinion/CONFIDENTIEL RPT/Unir continue de se servir de l’ethnie comme socle pour se perpétuer : 20.000 ha par préfecture seraient programmés comme terres de peuplement pour une ethnie

Un projet macabre, triste, indigeste, puant et indigne des êtres humains qui disent conduire des hommes en ce 21è siècle ! Il consiste pour le pouvoir en place à réserver au niveau de chacune des préfectures du pays une superficie de vingt mille (20.000) hectares. L’objectif à moyen ou long terme, c’est de favoriser l’installation des kabyè un peu partout au Togo.

Faure Gnassingbé et ses amis seraient-ils dans l’optique de faire du Togo dans les 20, 30 ou 50 prochaines années un pays où nos frères et sœurs de l’ethnie kabyè seraient dominants et règneraient sur tout le territoire ? Quelle impudicité ! Quelle bêtise humaine ! Quelle horreur osent commettre des êtres que dieu a dotés pourtant d’intelligence et à qui il ne reste rien d’autre que de cultiver la sagesse et l’esprit de paix censés faire d’eux des humains responsables!


Pour comprendre toute cette gymnastique à laquelle le pouvoir RPT/UNIR se livre depuis la signature de l’APG jusqu’au projet de référendum constitutionnel en passant par la fameuse commission de réflexion des prétendus intellectuels de Faure Gnassingbé, la commission de la complice du pouvoir Awa Nana, et consorts, nous avons tenu à apporter quelques ingrédients comme informations. Cette gymnastique n’a pour but que de maintenir une seule famille au pouvoir, en continuant à surfer sur la fibre ethnique avec l’assurance du soutien de nos frères et sœurs kabyè que le pouvoir utilise à dessein. Pas forcément pour leur bien, mais pour celui de la classe dirigeante elle-même. Egalement pour s’assurer le soutien de l’armée tribale de feu Eyadèma.

Il est important qu’en ces périodes de révolte et de mobilisations populaires contre le refus de démocratie au Togo, certaines informations que nous détenons depuis déjà longtemps, soient portées à l’attention de la communauté nationale et surtout internationale. Le dernier communiqué conjoint de la CEDEAO et de l’UA, deux syndicats de chefs d’Etat qui ne visent que leurs propres intérêts et le pillage de nos Etats, nous contraint impérativement à ne plus garder ces informations pour soi mais plutôt à les partager.


Pour mémoire, un ancien ministre qui a quitté le monde des vivants (paix à son âme) nous avait confié il y a quelques années une information que nous profitons de l’occasion pour porter à la connaissance de tous. Elle confirme ce que depuis la sortie de la CEDEAO et  l’UA il y a quelques jours invitant le gouvernement à fixer la date du référendum rejeté d’ores et déjà par les partis politiques, la société civile et les populations dans leur immense majorité, les partis de l’opposition qualifient de complot de la communauté internationale contre le peuple togolais. « Un éminent homme politique français avait conseillé à feu le Gal Eyadèma de ‘’kabyèiser’’ son régime ». Nous le confiant à l’époque, le regretté ministre se prit la tête entre ses deux mains avec cette phrase que nous avons encore fraîche en mémoire : « Nous sommes foutus ! ».

Originaire du Sud-Togo, il était conscient qu’un plan dont le maître d’œuvre était la France venait ainsi d’être ficelé contre les gens du sud pour les empêcher le plus longtemps possible de venir au pouvoir. Car pour eux, si ça advenait, cela mettrait fin à leurs pillages et privilèges au Togo. Notre mémoire infidèle d’homme au moment où nous mettons sous presse, ne nous a pas permis de nous rappeler le nom de cette personnalité française que le ministre nous avait communiqué.

Si les Togolais observent de très près la situation dans notre pays, ils comprendraient aisément que depuis plusieurs décennies déjà l’administration togolaise est envahie majoritairement par nos frères et sœurs de l’ethnie kabyè au détriment de la quarantaine d’autres ethnies vivant dans le pays avec la plupart des postes décisionnels entre leurs mains, peu importent parfois la qualification et la compétence. Il en est ainsi jusqu’au niveau des corps habillés. Si l’on en est arrivé là, c’est à partir de cette recommandation faite un jour par la France au premier responsable togolais de l’époque. Dès lors, Il est difficile de comprendre comment des dirigeants togolais, rien que pour leur maintien au pouvoir, puissent se livrer à un tel bradage de leur pays au mépris de l’intérêt supérieur de la nation. Dans le même registre de cette politique d’injustice sociale au Togo, il paraît qu’une politique d’accroissement et de primauté démographique de l’ethnie en question aurait été discrètement initiée ces derniers temps par le pouvoir. Ainsi, d’après les indiscrétions, chaque accouchement d’un bébé kabyè donnerait droit à une prime de dix (10.000) francs CFA par mois percevable jusqu’à ce que l’enfant ait atteint un âge donné. S’il s’agit de jumeaux ou de triplets, la prime est multipliée par deux, trois, etc.


Cette politique discriminatoire et éminemment dangereuse viserait à parvenir dans quelques années à une suprématie numérique des kabyè sur chacune des autres ethnies du pays. Alors qu’au Togo, si nous avions de vrais dirigeants, ceux-ci devraient au contraire œuvrer en faveur de la limitation des naissances au lieu de les encourager. Peut-être est-ce pour faire la compensation que les militaires pourchassent les populations à Mango jusqu’à leurs domiciles et frappent indistinctement sur enfants, femmes, vieux, … à Sokodé, Bassar, Bafilo, etc, les tuent et les assomment sans ménagement comme du gibier ? Comment des êtres humains pourraient-ils imaginer une telle horreur digne de l’âge de la pierre taillée en ce 21è siècle ? De vrais hommes politiques, de vrais dirigeants, des gens responsables pourraient-ils concevoir et oser mettre en pratique une telle vision criminelle et inhumaine au sein d’une communauté faite de peuples différents ayant en commun le partage de ce bien indivis qu’est le territoire togolais ? Difficile de se l’imaginer.

Voilà pourquoi il faudrait que ces messieurs de la CEDEAO et de l’UA qui appellent sadiquement le gouvernement de Faure Gnassingbé à fixer la date du référendum, soient informés de ce vers quoi ils poussent le peuple meurtri. En principe, au stade actuel de la situation de notre pays et au regard d’un passé récent, unanimement, tous devraient apporter leur soutien indéfectible au peuple togolais et à l’opposition dans sa lutte.

Revenons à présent au projet secret d’alcôve de celui-là qui avait lancé dans un discours flatteur en 2009 : « Plus jamais ça au Togo ! ». Depuis quelque temps le régime RPT/Unir se serait bien focalisé sur ce projet macabre qui consiste à réserver dans chacune de nos préfectures vingt mille (20.000) hectares de terrain pour en faire progressivement des zones d’occupation exclusivement réservées aux kabyè. Ce qui est très dérangeant dans cette affaire, c’est que nos frères et sœurs de cette ethnie n’ont jamais demandé à nos dirigeants, à ce qu’on sache, de telles faveurs. Et le plus regrettable, c’est que cela ne conduira jamais à l’unité nationale et à la réconciliation prônées jusqu’ici du bout des lèvres par nos dirigeants.

Quel peuple ou ethnie profitant ou bénéficiant d’avantages indus pourrait les jeter à la figure du prétendu bienfaiteur ? Aucun ! Et c’est pourquoi en même temps que nous dénonçons cette attitude de Faure Gnassingbé et sa clique au profit des gens de l’ethnie dont il est issu, nous voudrions faire comprendre à tous les Togolais que nous avons affaire à un régime qui est prêt à tout pour s’éterniser indéfiniment au pouvoir en montant les gens du sud contre les kabyè et inversement. Comment pourrait-on faire l’unité et la réconciliation dans un tel contexte de mauvaise foi généralisée de la classe dirigeante ? Et l’on est bien aise de constater que depuis les travaux de la CVJR, on traîne les pas. Car le travail était trop bien fait de leur point de vue à UNIR et ce n’est pas de ça que voulait Faure Gnassingbé. Quels sont donc ces gens indignes de gouverner une nation et qui en font exagérément à leur guise sans retenue !


Nous tenons à préciser que ce n’est pas pour rien que depuis quelque temps et surtout en 2016, Faure Gnassingbé s’est orienté résolument vers la nomination de militaires à la tête de nos préfectures. Et pas n’importe quels militaires, tenez-vous bien ! Faure Gnassingbé, depuis un moment, s’est inscrit dans la logique de provoquer et narguer les Togolais. La dernière décoration du Major Kouloum et bien avant lui, la nomination de Massina Yotrofei à la tête de la Gendarmerie nationale participent de cette logique-là. Si nous avons pris nos responsabilités en choisissant ce moment précis pour mettre ces graves informations indignes des hauts dignitaires d’une république sur la place publique, c’est principalement à l’intention de cette fameuse communauté internationale et principalement de la CEDEAO, l’UA, l’UE, l’OIF, l’ONU, la France, l’Allemagne et les Etats-Unis qui avaient assisté impuissants au génocide rwandais sans rien faire, malgré les avertissements du général Canadien Roméo Dallaire.

Tous ceux qui, dans la situation actuelle du Togo voudraient prendre des voies autres que celles des anciens présidents du Ghana (Rawlings), du Nigeria (Obasanjo, celui-là même qui avait installé Faure au pouvoir et semble aujourd’hui regretter de l’avoir fait) et l’ancien président du Bénin (Soglo), s’afficheront aux yeux de tous les Togolais comme des criminels qui ne disent pas leur nom. C’est triste, ridicule et honteux de voir la CEDEAO et l’UA convier Faure Gnassingbé et son gouvernement à fixer la date du référendum, quand on sait ce que fut le référendum de Sassou Nguesso au Congo et celui d’Alassane Ouattara convoqué en Côte d’Ivoire. Qu’en sera-t-il du Togo qui depuis cinquante ans ne connaît qu’une seule famille à la tête du pays et surtout si l’on sait comment s’était passée la succession dynastique en 2005 ? Il y a deux dangers dans ce référendum qu’on propose aux Togolais.

Si nous allons au référendum, il s’agira de voter oui ou non. Même si on votait non, le gouvernement s’arrangera comme à son habitude et grâce à ses techniques de fraude pour dire que c’est le oui qui l’a emporté. Là, c’est comme si nous donnions notre aval à Faure Gnassingbé pour rester indéfiniment au pouvoir et ce n’est pas pour rien que le pouvoir refuse d’introduire dans la constitution « En aucun cas, … ». Si c’est voté non, le gouvernement dira que les populations même ont refusé la limitation du mandat et le mode de scrutin à deux tours. Donc que ce soit oui ou non, il y a problème pour le peuple.


Voilà les pièges et c’est pour cette raison que l’opposition refuse le référendum. La mauvaise foi du pouvoir est patente et au vu de tout cela, il est clair que malgré toute la bonne volonté et la bonne foi de l’opposition, les dialogues avec RPT/Unir ne donnent rien et ne donneront rien ; à moins que l’ONU ne s’implique elle-même dans la résolution définitive de la crise togolaise en tant qu’institution supranationale pour tirer les choses au clair et dénoncer la mauvaise foi du régime en place qui n’a que trop duré.
 


Emmanuel K. AKLOBESSI

   



Emmanuel K. AKLOBESSI

La démarche est entreprise par la Coordination nationale de la Fondation Konrad Adenauer (FKA) qui   veut doter le Togo d’une charte communautaire pour le droit de la femme  à la terre.

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