Togo: Dialogue en vue, la jeunesse togolaise met en garde l’opposition

 

 Pour une sortie de crise au Togo, les préliminaires d’un dialogue sont posés. Tous les acteurs sont unanimes pour un dialogue franc et sincère. Mais attention, la jeunesse reste ferme.

 

Pour exiger le retour de la constitution de 1992, le vote de la diaspora et le départ du chef de l’état Faure Gnassingbé, l’opposition multiplie les manifestations de rue qui sont réprimées à sang. D’après un bilan de l’Agence France presse (Afp), seize personnes sont tuées dans les manifestations par les forces de l’ordre et de sécurité. Elles sont appuyées par des milices.

Si la violence militaire a cessé à Lomé aujourd'hui, certaines villes comme Sokodé (environ 320 Km de Lomé) et Bafilo dans la préfecture d’Assoli vivent dans la peur au quotidien. Car, dans ces deux villes, la présence des militaires sont réelles. Et c'est dans cette atmosphère que, semaine écoulée, le ministre ghanéen de la sécurité était à Lomé où il a rencontré les leaders de l’opposition.

 Au sortir de cette rencontre, le chef de file de l’opposition  Jean Pierre Fabre  confié à la presse qu’il s’agit de préliminaires pour le dialogue annoncé par le gouvernement.

En attendant que le dialogue proprement ne voit le jour, la rédaction de www.togotimes.info a promené son micro à travers les rues de Lomé après les manifestations du samedi qui a drainé plus de 18 000 personnes.

De ce micro trottoir, il ressort que, la plupart des interviewés adhère à l’esprit du dialogue, mais ils demandent à l’opposition de la coalition, d’exiger avant tout, la libération des manifestants arrêtés, jugés et condamnés puis jetés en prison.

«Nous voulons voir nos frères, amis et les premiers responsables du parti national panafricain (Pnp), à savoir l’imam de Sokodé, Dr Sama libérés», fait savoir Darius étudiant à l’université de Lomé. Selon lui, si l’opposition va au dialogue sans que les manifestants incarcérés ne soient libérés, elle rencontrera la jeunesse sur son chemin.

Ali, commerçant à Agoé est très remonté contre le pouvoir. «J’ai les larmes aux yeux. Aller chez moi à Sokodé, c’est cruel», dit-il. 

« Aussi longtemps que la dictature de Faure Gnassingbé sera à la mode, nous Tem, nous ne reculerons pas. Tant que les militaires de Faure ont jeté leur dévolu sur nous à Sokodé, c’est fini, le pouvoir de Faure ne va pas durer. Il faut l’opposition qui sera au dialogue si dialogue aura lieu, la première exigence, c’est qu’on libère nos parents incarcérés et que les militaires quittent Sokodé et Bafilo et autres lieux», a préconisé Ali.

Nicolas Lawson de son côté avait été clair : « La coalition des 14 partis politiques ne doit pas finir comme le CST. Il s’agit d’arracher les leviers du pouvoir aux criminels de la minorité ».

A Bè, fief de l’opposition, le message reste le même, la libération avant tout des militants et sympathisants de l’opposition arrêtés lors des manifestations du 19 août 2017.

Le souhait des interviewés, c’est que l’opposition exige du pouvoir la cessation du harcèlement du leader Tikpi Atchadam.

 

Akouvi

 

 

 

 

La crise socio-politique que traverse le Togo préoccupe beaucoup de pays amis. Comment faire pour une sortie de crise pacifique ? C’est ce à quoi s’attèle le président en exercice de l’Union africaine, le président guinéen, Alpha Condé.

Au moment où le président ghanéen tente de ramener les acteurs politiques du pays autour d’une table, de l’autre côté, Alpha Condé aussi ne dort pas. Dans une sortie médiatique en France, M Condé fait savoir qu’il ne ménage aucun effort  en vue d’une solution pacifique à l’impasse politIque qui s’installe au Togo.  Dans son intervention, le président en exercice de l’UA  informe qu’il  a déjà rencontré M Faure Gnassingbé, le chef de l’état. Très prochainement, il tentera de rencontrer l’opposition.

Selon M Condé, la crise qui secoue le Togo et qui fait peur à la sous-région ne peut se résoudre autour d’une table de dialogue.

Parlant de la manifestation de l’opposition, le président en exercice de l’Union africaine se dit d’accord pour la liberté de manifestation mais à condition qu’elles soient encadrées.

La sortie médiatique intervient au moment où la coalition a entamé ce 16 novembre 2017, trois jours de manifestations à travers les rues de la capitale. Objectif, exiger le retour à la constitution de 1992, le vote de la diaspora, le départ du chef de l’état dans l’immédiat.

Rappelons que le 19 août dernier, la répression de la manifestation du parti national panafricain (PNP) a été la goutte d’eau qui a débordé la vase. La répression a fait selon tout calcul plusieurs blessés graves, de nombreux déplacés au Ghana voisin et plus d’une quinzaine de tuées.

L Y C

L'armée zimbabwéenne a mis fin à la gestion du pays par Robert Mugabé, agé de 93 ans. M Mugabé est toujours en résidence surveillé et son après se prépare tranquillement. Cette action de l'armée du Zimbabwe est saluée par l'opposant togolais, Me Apévon Dodji, président du parti les forces démocratiques pour la république (FDR). Dans une interview à un média en ligne local, Me Apévon a salué l'action militaire zimbabwéenne.

Selon le président des FDR, "même si on estime que ceux qui ont fait ce coup sont toujours du sérail  (...), nous espérons aussi que face à la détresse de la population plutôt que l’armée soit utilisée pour aller martyriser, nous pensons que l’armée un jour réfléchira pour que finalement si elle doit intervenir dans ce débat elle doit faire en sorte que le pays retrouve ses bases parmi les nations civilisées".


Rappelons que depuis le coup d'état des militaires contre M Mugabé, Robert Mugabe est toujours assigné à résidence. L'armée qui s'est déployée dans Harare, et qui encercle les principaux bâtiments officiels, est aussi toujours positionnée autour de la demeure du président, réuni avec sa famille, dont sa femme, Grace Mugabe, l'une des cibles du coup de force des militaires, qui refusent qu'on parle de coup d’Etat. Mais le chef de l’Etat n’entend pas encore céder.

 L A Y

 

Trois chefs d’accusation  sont retenus contre eux par le tribunal de première instance de Dodawa au Ghana pour conspiration, possession de fausse monnaie et escroquerie. Deux togolais répondant au nom de Moses Kodjovi Worglo et Kudjo Adzahorsu sont de présumés  «spiritualistes». Ils sont en détention provisoire au Ghana pour conspiration visant à commettre un crime et de détenir de fausse monnaie et d’escroquerie.

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