Célébration du 14 Juillet: La France interpellée par les descendants des anciens combattants Featured

Written by  Jul 16, 2018

Les anciens combattants français d’origines africaines sont des victimes de l’Etat français qui les avait utilisés pour parvenir à ses fins militaires. Après des années, la France est saisie par une association, "« Association Vigil Tricolore" de demander un réexamen du mode de prise en charge de ces vaillants citoyens de la France libre et moderne à l’aune du village planétaire. Entre autres doléances que nous formulons à l’endroit du pouvoir exécutif français, nous demandons ce qui suit..Lire la suite

DECLARATION LIMINAIRE

Testament Le Sang Versé : Les victimes et les indigné(e)s par le Sang Versé à la France
L’association dénommée « Association Vigil Tricolore » se veut une association qui regroupe les anciens combattants français d’origines africaines, y compris leurs veuves, orphelins, orphelines, descendantes et descendants.

Les anciens combattants français d’origines africaines sont des victimes de l’Etat français qui les avait utilisés pour parvenir à ses fins militaires.

Au regard des multiples interpellations adressées à l’Etat français sur la lancinante question de la mauvaise prise en charge des «anciens combattants français d’origines africaines» initiée et institutionnalisée par l’Etat français, cela systématiquement constitue une tache indélébile et déshonorante à l’image, et dans l’histoire coloniale française en Afrique.

De facto, le Collectif des Familles Africaines des anciens combattants français d’origines africaines, victimes de l’Etat Français qui regroupe plus de vingt (20) associations de différents pays des anciennes colonies françaises de l’Afrique (Sénégal, Togo, Guinée Conakry, Gabon, Bénin, Tchad, Burkina Fasso, etc.); ne cesse de nourrir l’espoir qu’en adressant cet énième plaidoyer à travers la présente déclaration, une issue adéquate sera trouvée par l’Etat français et ce, de manière radicale et complète ; en rapport avec les différents segments de l’ Etat français .

Plusieurs décisions ont été prises par les gouvernements précédents, mais jamais le fond du dossier n’a été mis sur la table, encore moins pris à bras le corps.

Ce faisant, après évaluation du niveau de mise en œuvre de certaines de ces décisions, nous sommes en mesure de reconnaître qu’il y a eu des acquis importants à noter; on citera entre autres, la décristallisation des pensions de retraite et l’octroi de nationalité française uniquement à une poignée d’ancien combattants d’origines africaines vivant sur le sol français. Nous estimons cela n’est autre chose qu’une mascarade de naturalisation.

Toutefois, nous constatons que le rythme de régularisation adopté par l’Etat français milite au pourrissement de la situation de ces anciens combattants en s’appuyant sur leur état de pauvreté et du coup, s’attendre à leur disparition progressive afin d’éviter tout dédommagement d’envergure. C’est ce qu’on appelle : «Procédé par élimination»… Nous sommes donc dans l’obligation de demander un réexamen du mode de prise en charge de ces vaillants citoyens de la France libre et moderne à l’aune du village planétaire. Entre autres doléances que nous formulons à l’endroit du pouvoir exécutif français, nous demandons ce qui suit :

 L’amélioration du taux de la pension ainsi que les droits relatifs aux services rendus à l’armée française;
 L’octroi de la nationalité à tous les anciens combattants français des origines africaines qui sont encore en vie, sans discrimination de pays de résidence et à tous les ayants droit.
 L'acquisition de la nationalité française par le Sang Versé sans distinction de pays et de lieux de résidence
 La délivrance de visa sans tracasseries aux anciens combattants français des origines africaines, les veuves et les descendant(e)s n’ayant pas encore reçu leur nationalité française, sur présentation des preuves (documents des militaires français et lien de filiation)
 Insérer dans les programmes et enseigner dans les écoles françaises et faire ancrer dans la mémoire nationale française l'histoire des anciens combattants français des origines africaines
 L'exhumation des corps des soldats français des origines africaines non-identifiés enterrés en France pour prélèvement d'ADN afin d'identifier les familles et les pays de provenance
 La facilité d'accès au titre de reconnaissance de la nation (TRN)
 La facilité de délivrance de la carte d’anciens combattants français aux soldats encore en vie
 Le rapatriement des dossiers des anciens combattants français des origines africaines dans les ambassades de France pour la mise en application des compétences et les responsabilités étatiques françaises
 La décoration (légion d’honneur) à titre posthume de tous les soldats français des origines africaines morts pour la France ainsi que ceux encore en vie
 Le soutien du gouvernement français à notre cause
 L’élaboration des plaintes juridiques contre l'Allemagne sur les crimes de guerre et les crimes racistes exercés sur les soldats français des origines africaines (exemple: feu Capitaine Charles N'Tchorere, etc)
 La célébration du Centenaire de l'Armistice et la représentation effective des familles lors de la cérémonie
 Examiner et tirer leçon de l'affaire "Windrush (Royaume Uni en 1948".

L’objectif visé par notre militantisme et la présente déclaration est que fondamentalement soit rétablie la vérité historique sur l’abandon et le massacre des Tirailleurs du Camp de Thiaroye (Sénégal), leur enfermement dans des camps et des hameaux de forestage, l’absence d’un plan Marshall en vue d’une réparation totale et approfondie de tout le préjudice qui leur a été causé et l’élargir à tous leurs héritiers et ayants droit.

Nous formulons l’ardent vœu, qu’au cours de cette année 2018, Dieu place dans le cœur de chacun des décideurs actuels de l’Etat français le courage de se transcender et de s’allier contre le mépris et la haine que l’État français avait instaurés dans la conscience collective des françaises et des français.

Aujourd’hui, nous osons croire qu’avec l’octroi de la nationalité à ces victimes, l’Etat se doit d’encourager le peuple français à s’allier pour la mémoire et la dignité de ces vaillants combattants de la France, nos honorables pères, qui n’ont jamais jouit du respect qu’ils méritaient, y compris en temps de paix à l’intérieur des camps.

C’est avec beaucoup d’espoir que nous faisons l’économie des difficultés qui perturbent la résolution définitive et bienséante de cette problématique qui a fini par ternir l’image de la nation française.

Les familles des anciens combattants français d’origines africaines ont beaucoup souffert des conséquences néfastes de la maltraitance infligée par l’Etat français à nos pères et à nos grand-pères sous quelques formes qu’elles soient, depuis des lustres.

Cause pour laquelle, nous avons placé au cœur de nos préoccupations les espoirs d’un nombre important de familles laissées en rade depuis plusieurs décennies et qui ont été maintenues dans une situation de pauvreté et de précarité inadmissibles par le système étatique français.

Au jour d’aujourd’hui, les veuves, orphelins, orphelines, descendantes et descendants qui constituent le groupe des indignés et qui croupissent sous le poids de l’ingratitude et de la mauvaise foi manifestes de la France qui jamais n’a voulu reconnaitre, encore moins assumer ses responsabilités vis-à-vis de ces indignés, victimes par ricochet de racisme, de génocide ou autres formes de crimes humanitaires perpétrés par la France, et que les mots ne sauraient explicitement décrire. Il faut souligner que ces anciens combattants français d’origines africaines sont en majorité décédés, dont certains sans jamais avoir touché leur pension ou leur retraite du combattant.

Durant les guerres passées, on a également vu des soldats de l’armée allemande commettre des actes et des crimes ignobles et inhumains uniquement sur les personnes de ces soldats français d’origines africaines, qui en toute loyauté combattaient dans le seul but de défendre la mère patrie qu’est la France. Au cours de cette période, on distinguait des crimes de guerre au nombre desquels les crimes racistes. A l’époque, être un soldat français à la peau noire consistait systématiquement l’objet d’abus et de multiples exactions.

Par conséquent, la France a des responsabilités au nombre desquelles la réintégration et de la réhabilitation des soldats français d’origines africaines dans la mémoire nationale.

Aussi, l’Allemagne doit reconnaitre les crimes de guerre aussi bien que les crimes racistes commis par ses soldats sur des soldats noirs français d’origines africaines.

Les victimes et les indignés du Sang Versé à la France demandent donc que justice soit faite à leur égard, ce, au sens du droit en vigueur. C’est un testament, car même les morts, à titre posthume doivent rentrer dans leurs droits.

Liberté-Egalité-Fraternité

Fait à Lomé, le 14 juillet 2018

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Last modified on Monday, 16 July 2018 10:23

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