Sortie de crise au Togo: Zeus Ajavon ATTA fait une proposition à la Cédéao: «aider à aller à l’alternance», seul moyen de pacifier le pays Featured

Written by  Jun 04, 2018

Le Togo reste la seule curiosité dans la sous-région Ouest-africaine. Le peuple togolais, pour une seconde fois depuis le 19 août 2017, s’est soulevé et réclame une alternance au sommet de l’Etat. Et à en croire de nombreux observateurs de la scène politique, seule cette alternance peut résoudre la crise qui secoue le pays depuis bientôt 10 mois.

En tout cas, avant même le prochain round du dialogue intertogolais, ils ont fait connaitre leur position et elle n’est pas du tout favorable pour le régime de Faure Gnassingbé mais bien pour le peuple togolais, du moins la partie de ce peuple qui est debout depuis le 19 Août 2017, réclamant le retour à la Constitution de 1992 et l’effectivité du droit de vote de la diaspora. Eux, ce sont les responsables de l’Association pour la promotion des droits de l’homme (APED).

Un de ses responsables, Me Atta Mensan Zeus Ajavon, malgré l’empêchement de leur conférence de presse la semaine dernière ne démord pas. Il reste intransigeant et juge que l’on ne peut espérer un retour de la paix au Togo qu’en cas d’alternance à la tête du pays.

« Le Togo est le seul pays qui n’accepte pas l’alternance. Il faut que la communauté internationale, notamment la CEDEAO s’organise pour que cela soit effectif dans notre pays également », c’est ce qu’a confié en ce début de semaine l’homme de droit, avocat et ancien président du CACIT et du CST (Collectif Sauvons le Togo) et professeur d’université.

« Pacifier le pays », reviendrait pour la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, d’après M. Ajavon, d’aider le Togo « à aller à l’alternance. Parce que c’est le refus de l’alternance qui provoque les revendications de rue. Le peuple se soulève de Lomé à Cinkassé. Dans le temps, cela ne se passait qu’à Lomé. Mais aujourd’hui, c’est tout le pays qui est en ébullition ».

Et alternance pour lui, c’est que, « quelle que soit la qualité du pouvoir, même si c’est un pouvoir exceptionnel, au bout de dix ans, il doit pouvoir partir. Aux Etats-Unis, c’est 8 ans. Parce qu’il y a ce que nous appelons l’usure du pouvoir ».

Le régime de Lomé appréciera.

Cet article est repris mais le titre changé grâce au partenariat Togotimes-Telegramme 228

Last modified on Monday, 04 June 2018 21:00

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