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Une mise en demeure des populations de Gbétsogbé et de Noudokopé met Nana Akufo et les ghanéens en colère contre les autorités togolaises. Featured

Written by  Aug 27, 2019

Les autorités du Ghana en particulier, Nana Akufo Addo d'un côté et les populations de son Ghana de l'autre montent au créneau et avertissent Lomé d'un danger imminent. Nana Akufo et Faure Gnassingbé chercheraient un terrain d'entente pour éviter le pire entre les deux populations. Ce, au Jour J-2 de la mise en demeure de démolition des maisons des autochtones légaux et des acquéreurs parmi lesquels, un grand nombre de ghanéens.

Dans 48 heures, les caterpillars seront envoyés pour démolir les habitations des populations de Gbétsogbé et de Noudokopé en bordure de mer. En attendant, une descente sur le terrain a permis à la rédaction de Togotimes, de faire un constat: le degré de la mercure a monté dans le thermomètre.  Les populations sont sur un pied de guerre. L'entrée en action des buldozers sera la goutte d'eau qui va déborder le vase. Mis à part les autochtones rencontrées, une grande partie des populations sont des acquéreurs légaux de nationalité ghanéenne qui pratiquent la pêche comme activité principale. Chez eux, aucune panique sur les visages.

"Personne ne viendra ici pour nous chasser sur notre propre parcelle de terrain payée à la sueur de nos fronts. Nous avons des titres fonciers légalement", nous fait savoir John, ghanéen, installé à Gbétsogbé il y a 15 ans. Ses cinq enfants, fait-il savoir, sont nés là. Leur dire aujourd'hui que, cette terre n'est ne leur appartient, mieux vaut mourir.

Un autre ghanéen, père de 7 enfants, quatre filles et 3 garçons avant de répondre à notre question, sourit un peu et confie: "nous avions fait une délégation qui a déjà expliqué le problème à Sir Nana Akufo Addo. Deux émissaires du gouvernement sont dépêchés pour s'enquérir et ils nous ont promis de garder le sang froid".

Des milliers de ressortissants Ghanéens habitant légalement les lieux seront ils expulsés? La mise en demeure du préfet du Golfe aux populations de Noudokope et de Gbetsogbe à quitter les lieux expire le 29 août 2019, dans 48 heures.

Que va t-il se passer? Les couloirs diplomatiques seraient activés pour surseoir à l'exécution de cette menace qui risque de semer de brouille entre les deux pays frères.  Au moment où la confusion règne dans l'interprétation de ce dossier de manière générale , le bon sens voudrait il que l'on ne fasse plus des victimes d'injustice sociale qui ne le seraient pas en fait .

Ces populations en conférence de presse  attendent la CNDH et le Président de la République pour toute fin utile . Que la raison l'emporte.

Au moment où la tension est perceptible, le Préfet du Golfe lui brandit la menace. C'est ce que les populations ont fait savoir à la presse mardi dernier lors d'une rencontre avec elle.

Bien que n'ayant pas de force à s'opposer aux buldozers, les populations sont fermes. "Nous irons jusqu'au bout". Elles pensent que, dans ce dossier, les autorités affichent clairement leur partie pris. Que se passera d'ici 48 heures? C'est la question qui revient sur les lèvres. Mais, après la rencontre avec le Préfet du  Golfe dans une atmosphère pas bon enfant, Anthony Kotokou, le mandataire des Anthony dit: Eux-mêmes nous disaient que, la date de mise en demeure est fixée..., mais comme le problème n'est pas résolu pour le moment, ils vont attendre". Mais, Anthony Kotokou se demande jusqu'à quand?

"Pour le moment, la menace est suspendue", confie-t-il.

Et l'une des pistes sur lesquelles mises les populations, c'est de tout faire pour rencontrer Faure Gnassingbé enfin de lui expliquer la bonne version de l'histoire de la localité.C'est pour cela que, une demande d'audience  relative à la mise en demeure  du Préfet du Golfe  pour la démolition des habitations au plus grand tard le 29 août 2019 est adressée à la présidence par la population de Gbétsogbé et de Noudokopé.La lettre a été envoyée le 05 août 2019 mais à ce jour, aucune réaction de la présidence.

La lettre envoyée dont nous avons pu avoir copie, la population écrit: "Nous sommes sans doute  victimes  d'une grande  machination et d'une injustice sociale et nous sollicitons par conséquent, votre implication personnelle dans cette affaire, qui sera de justice et de droit". Et les signataires de la lettre d'ajouter " Malgré votre agenda très chargé, nous sommes optimistes que vous disposerez un peu de votre temps  pour écouter une partie de votre peuple en désarroi et en détresse afin d'agir pour sa consolation et sa satisfaction".

La question est de savoir si Faure Gnassingbé va recevoir cette population en détresse avant l'échéance de la date butoir.

En attendant, Nana Akufo Addo prend au sérieux cette affaire et au Ghana, les réseaux sociaux en parlent.

La rédaction

Togotimes, L'information en temps réel


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