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Cession de tout ou partie de la participation de l’état dans le capital de la NSCT : Les députés togolais autorisent Featured

Written by  Jui 30, 2020

Les députés togolais donnent l’onction à l’état, la cession de tout ou partie de sa participation dans le capital de la nouvelle société cotonnière du Togo dans double perspective. Pour Mme Tsègan Yawa Djigbodi, présidente de l’assemblée nationale, il s’agit d’assurer une gestion efficace et efficiente de l’industrie cotonnière d’une part et d’autre part, l’ouverture permettra l’amélioration des conditions de vie des acteurs de la chaine de production et de transformation de la filière coton.

La première session ordinaire de l’année 2020 s’est clôturée  le 29 juin 2020 avec l’adoption à l’unanimité, du projet de loi portant autorisation de cession de tout ou partie de la participation de l’état dans le capital de la NSCT.  L’État togolais va céder 51% du capital qu’il détient au sein de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) au groupe singapourien OLAM qui devient actionnaire majoritaire

A cette séance plénière, ce sont en tout 52 députés qui sont présents sur les 57 attendus. C'est Mme Yawa Tsègan qui préside les travaux dans le strict respect des mesures barrières. Afin de garantir l'amélioration déterminante de l'ensemble de la filière, les principaux indicateurs de performances sont entre autres:

-l'augmentation substantielle du revenu des cotonculteurs dans trois ans;

-l'amélioration du rendement de la production 600 Kg/ha aujourd'hui pour atteindre un niveau de performance d'au moins 900 à 1000 Kg/ha sur le court terme, avec le développement de la culture attelé et de noyaux d'élevage, en association avec d'autres spéculations telles que le soja et les cultures maraîchères au profit des producteurs vulnérables;

-le renforcement du parc industriel
-l'implication de la réhabilitation des pistes rurales cotonnières pour améliorer la collecte du coton graine et participer également au désenclavement des zones de production agricole etc.

Par cette autorisation, l’état togolais va amorcer les discussions avec le géant OLAM en vue  de lui céder tout ou partie de sa participation dans le capital de la société cotonnière. Cette option, fait savoir le ministre togolais de l’économie et des finances, répond au souci du gouvernement de trouver n partenaire stratégique de renom, disposant de l’expertise nécessaire, susceptible de  contribuer, dans le domaine de l’agro-industrie, à l’atteinte des objectifs de l’ax 2 du plan national de développement (PND) en ce qui concerne le secteur cotonnier. En attendant les résultats des discussions avec OLAM, le gouvernement rassure : le présent partenariat envisagé avec le groupe OLAM, sera conduit dans un processus inclusif et participatif avec les acteurs de la filière ce, conformément aux engagements du président Faure Gnassingbé.

La présidente de l’assemblée nationale togolaise, Mme Tsègan Yawa Djigbodi appelle à travailler à la création des conditions d’une transformation totale ou partielle de nos produits agricoles.

"Nous devons donc ensemble, travailler à la création des conditions d’une transformation totale ou partielle de nos produits agricoles afin de tirer profit de leur valeur ajoutée. C’est dans cet élan que s’inscrit le projet de loi soumis à la délibération ce 29 juin 2020", a déclaré  Mme Tsègan

L’adoption du projet de loi à l’unanimité par les députés, donne un cadre juridique déterminant pour développer le secteur agricole. « Le gouvernement poursuivra sans relâche, les réformes afin de traduire dans les faits, la vision, l’ambition et la volonté politique du président Faure », a laissé entendre M Sani Yaya des finances.

Au Togo, le coton est considéré comme étant la locomotive de toute l’agriculture. Le secteur utilise  près de 150.000 exploitants et pratiquement c’est 500.000 personnes qui travaillent directement ou indirectement sur le coton.

Pour le ministre togolais de l’agriculture, la filière cotonnière reste,  la seule qui apporte les 4 points de croissance à l’économie nationale lorsqu’elle dépasse les 100.000 tonnes  de productions. Principale culture d’exportation du Togo, le coton est l’un des premiers produits d’exportation qui contribue à la formation d'une part importante  du produit intérieur brute (PIB) au niveau national.

Qu'est ce qui va changer?

L’on se rappelle que, le secteur cotonnier togolais  s'est doté en 2013, d'un plan stratégique visant à atteindre 200.000 tonnes à l'horizon 2022, mais force est de constater malgré les efforts du gouvernement  et des partenaires que, le plafond aujourd'hui est pratiquement 137.000 tonnes depuis quelques années. Face à ce constat, il  est question d'insuffler une énergie nouvelle et d'apporter  un partenaire stratégique qui a de l'expérience, de l'expertise et qui a les moyens  pour investir, parce que les usines sont quasiment vieilles, il y a aussi le parc industriel qui nécessite d'être réhabilité, tout cela, fait savoir le ministre Bataka,  dans la philosophie du PND pour construire les pôles de transformation agricoles, le gouvernement  à chercher un partenaire  de renom, capable de venir installer des usines  pour développer la transformation du coton sur le territoire national afin d'ajouter localement de la valeur  afin de tirer la production vers le haut.

Pourquoi OLAM?

A cette question, M Bataka est revenu sur les démarches qui ont conduit les uns et les autres à opter pour OLAM. Selon le ministre de l’agriculture, les producteurs cotonniers sont allés à l'international, ils sont allés au Tchad, en Côte d'ivoire. Ils ont fait une analyse dans la sous-région pour voir quel partenaire a l'expertise tant dans la production, l’encadrement, la transformation, la fourniture des intrants jusqu'à la valorisation du coton  fibre. « Aujourd'hui, on est tombé sur le groupe OLAM  qui a l'expertise », explique M Bataka.

Rappelons que, Olam International est une entreprise singapourienne de négoce et de courtage de denrées alimentaires. Son siège est situé à Singapour, le groupe est contrôlé par le fonds souverain singapourien Temasek Holdings. Ses activités s'étendent sur les cinq continents, et particulièrement en Afrique. Il est notamment très présent dans le cacao, le café, le coton et l'huile de palme.

Le groupe est fondé en 1989 au Nigéria, puis son siège social est déplacé à Londres, l'entreprise a pour nom alors Chanrai International.

En 1995, son siège social est déplacé de Londres à Singapour, et le groupe est renommé en Olam International. En 2003, Temasek Holdings prend une participation dans Olam, qui est aujourd'hui de 16 %. En 2010, le Groupe Louis-Dreyfus contacte Olam en vue d'une fusion, sans résultat.

En mars 2014, Temasek Holdings offre 2,1 milliards de dollars pour acquérir les participations dans Olam qu'il ne détient pas. En décembre 2014, Olam acquiert McCleskey Mills, une entreprise américaine de décorticage d'arachide pour 176 millions de dollars

TGT

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Last modified on mardi, 30 juin 2020 15:17

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