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Togo : l’espacement des grossesses, une fierté pour les femmes d’Agotimé Kouamassi, (Reportage) Featured

Written by  Nov 24, 2017

Des femmes  d’Agotimé Koumassi, dans la préfecture d’Agou ne trouvent aucun inconvénient à l’espacement des grossesses


Pour mettre en évidence certains programmes de son association tels que l’éducation sexuelle complète et la clinique mobile,  l’association togolaise pour le bien- être familial (ATBEF) a bénéficié d’un fonds restreint de la fédération internationale pour la planification familiale (IPPF). Cette dernière est elle-même financée par la fondation packard. Le projet support for international family planning organisation(SIFPO) est exécuté dans quatre districts de la région des plateaux: district d’Agou, de Kloto, de Daye et d’Adéta.


Démarré depuis un moment,  le volet clinique mobile est presque à sa fin. Une occasion pour la presse d’effectuer une visite de terrain jeudi dernier à Agotimé  Kouamassi, dans la préfecture d’Agou. Le village est situé à 30 Km de la ville et à 150 Km de Lomé. Elle est organisée par  l’ATBEF en collaboration avec Kennanou Issifou, membre du réseau des journalistes IPPF-RA, avec pour objectif, de renforcer  les connaissances des journalistes sur les programmes communautaires.


Ce jeudi-là, Agotimé Koumassi a reçu la clinique mobile qui vient offrir les services sur les méthodes contraceptives aux femmes.  L’équipe de journaliste était arrivée à 10h55 minutes à bord d’un bus. Avant l’arrivée de la presse, les populations sont sous un arbre à palabre avec une délégation de l’ATBEF. C’est sous cet arbre qu’a eu lieu une petite sensibilisation à l’endroit des femmes et des hommes sur l’espacement idéal des grossesses pour la santé.


Ce jour-là, le rassemblement n’a pas mobilisé grand monde. Car l’arrivée de la délégation coïncide avec l’enterrement d’un défunt. Le peu de population qui est présent, ont eu à écouter Mme Kouvahey épouse Eklou Anita sur les bienfaits des méthodes contraceptives et l’espacement des grossesses. Les populations ont reçu une bonne dose d’information sur les différentes méthodes disponibles pour espacer les naissances. Le mode d’action de toutes les méthodes, les effets secondaires sont expliqués aux femmes et aux hommes.


Mme Kouvahey a encouragé les femmes présentes à  prendre au sérieux les prescriptions des sages-femmes pour une bonne réussite de la méthode contraceptive liée à l’espacement des grossesses.
Elle dresse un bilan satisfait des actions menées sur le terrain au 4e trimestre du projet à travers la clinique mobile. Avec les 4 districts couverts, presque 62 villages ont eu à bénéficier les services de clinique mobile.


«Jusqu’en septembre dernier, nous avons une moyenne de 2400 femmes nouvelles acceptrices  qui ont bénéficié de la planification familiale, et nous avons un couple année protection de 1650. C’est un grand succès et les communautés continuent par nous solliciter même au niveau de districts qui eux, continuent par nous désigner des villages les plus éloignés des unités sanitaires », a expliqué à la presse Mme Kouvahey.


En Afrique plus particulièrement dans les milieux reculés où le poids de la tradition reste encore vivace, parler de l’espacement des grossesses résonne dans certaines oreilles comme un non évènement.
Et Agotimé Kouamssi ainsi que la plupart des villages où le projet est exécuté, le constat est fait. Les populations pensent que, les méthodes contraceptives telles que, le jadel, le dépoprovélat sont des méthodes que les blancs utilisent aux animaux. Et si elles sont amenées à l’Afrique, c’est pour sa destruction, pensent les populations. Ce qu’il convient d’appeler les préjugés ont joué un petit peu sur l’étape de sensibilisation dans l’exécution du projet  support for international family planning organisation (SIFPO).  


Difficultés


«Des gens estiment que, la méthode contraceptive, c’est de faire en sorte qu’il n’y a plus de procréation. Mais nous faisons de notre mieux pour mieux expliquer la chose », a expliqué Assamoah Mensah, responsable information éducation communication (IEC). Avant de préciser que, les leaders communautaires en font partie. Ils estiment que, la méthode contraceptive est un frein au développement. Pour eux, plus la pratique de la planification familiale ne prend une proportion importante, moins l’effectif des élèves diminue dans les écoles. Or, disent-ils, dans les milieux reculés, c’est l’effectif des enfants dans les écoles qui joue un rôle très important.
L’autre difficulté rencontrée, c’est la résistance des hommes. Beaucoup d’entre eux n’acceptent pas le PF. Ce qui fait que, beaucoup de femmes hésitent à s’approcher de la clinique mobile.
Lors de l’arbre à palabre, des femmes ont reçues l’encouragement des hommes présents en particulier du secrétaire général du comité de développement.


Témoignage


Mme Katambara contrairement aux rumeurs sur les dangers des méthodes contraceptives, elle vante plutôt Ses mérites. Elle a recouru à la méthode depuis 2013.
«J’ai fait le planning familial  après avoir  fait deux enfants  la mort de mon premier mari. Je me suis remariée avec un autre à qui j’ai fait deux enfants. Et c’est quand nous avons fait le 3e enfant que les soucis financiers pointent à l’horizon. C’est ce qui nous a conduits à recourir à la méthode contraceptive.  Quand nous l’avons fait, j’ai eu des saignements. Je suis retournée chez les sages-femmes qui m’ont rassurées que c’est un phénomène passager. Et bien sûr un mois après, tout est rentré dans l’ordre.  Je suis très contente. Moi et mon mari ne regrettions rien au PF ».


«Toutes les femmes doivent faire du PF, leur  préoccupation», a souligné Mme Katambara avant de lancer un appel  à ses autres sœurs du milieu à dépasser les préjugés. Et de conclure «Moi et mon mari ne regrettions rien».
Avec l’accord de mon époux, nous sommes allés faire le planning familial. Nous l’avons fait parce que, le quotidien devient difficile.


Cette position est celle du chef du village, Togbui Agbo Kossi II. «L’espacement des grossesses est une bonne chose. Je salue l’initiative», a laissé entendre Togbui Agbo Kossi II.
S’il adhère à la pratique, il a souhaité que, des rencontres du genre se multiplient par l’Atbef afin d’expliquer les avantages du PF. «Je ne peux pas dire que la présence de l’ATBEF est une mauvaise chose, non. Je suis très ravi », dit-il. Et d’ajouter que le message reçu, sera porté à la connaissance de tous.


Aujourd’hui, les prestations de services de a clinique mobile de l’ATBEF vont prendre fin. A l’ATBEF, les réflexions sont en cours afin de trouver d’autres financements pour redéployer lesdits services dans d’autres localités.

Réalisé par L A T Y


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Last modified on Friday, 24 November 2017 18:55

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