Togo : les églises évangéliques presbytérienne du Togo et méthodiste pour un report des élections Featured

Written by  Dec 04, 2018

"(…) ; nous voudrions, au nom de la primauté de la paix, appeler les autorités compétentes à privilégier  la recherche de solutions consensuelles et durables de la crise actuelle, et à repousser de quelques mois, les élections législatives prévues le 20 décembre 2018 ". C’est la demande formulée par deux églises au Togo. Il s’agit de l’église évangélique presbytérienne du Togo (EEPT) et l’église méthodiste du Togo (EMT).

Au cours d’un point de presse ce mardi après midi à Lomé, les responsables étaient face à la presse. Une déclaration, dite Message Pastoral est lue à la presse.  Etaient face à la presse, le modérateur de l’EEPT, Pasteur Daniel Mawussi Akotia, la présidente de l’EMPT, Rév Martine Grâce Zinsou Lawson et Mme Dogbevi Wilson.

Dans ce message pastoral, les églises sont revenues sur l’évolution de la situation soicio-politique togolaise en cette fin d’année, une situation lit-on dans la déclaration qui invite chacun et chacune en ce qui le concerne, à réfléchir sur notre capacité à vivre ensemble et à dépasser les crises.

Dans le Message Pastoral, les églises constatent que, la dernière tentative de la CEDEAO avec l’adoption de la feuille de route, la classe politique togolaise n’est pas parvenue à s’attendre. Pourtant, fait savoir la déclaration, les protagonistes ont acceptés les mesures pour la mise en œuvre de la feuille de route.

Après avoir fait une évaluation objective de la mise en œuvre des recommandations de la feuille de route de la CEDEAO, il apparait aux yeux des églises que,  le bilan reste mitigé. L’église estime que, peu de recommandations ont été intégralement appliquées et celles qui le sont suscitent des polémiques relatives aux reformes constitutionnelles et institutionnelles ainsi qu’au processus électoral en cours.

" Force est de constater que d’une part les réformes n’ont pas toujours pas été faites, et que d’autre part la révision du fichier électoral a été faite par la Ceni sans la +participation inclusive+ de l’ensemble de ses acteurs", peut-on lire dans la déclaration

Et face à ce constat, l’EPPT et l’EMPT déplorent les conditions non consensuelles dans lesquelles le peuple est appelé à s’engager dans un nouveau processus électoral. C’ést pour éviter que, les mêmes causes  produisant les mêmes effets ne se reproduisent que, l’EPPT et l’EMPT tirent la sonnette  d’alarme

Pourtant, dans notre appel du 24 Juillet 2018, nous interpellions les instances de la CEDEAO ainsi que tous les protagonistes de la crise sur le fait que « la mémoire collective du peuple de Dieu au Togo garde encore vivaces les conséquences douloureuses des échecs des solutions administrées par le passé, lesquelles solutions ont malheureusement affecté beaucoup de vies et de familles que le devoir  évangélique de compassion nous impose de ne pas oublier , rappelle les églises dans leur déclaration. 

"Au vu de tout ce qui précède, nous voudrions, au nom de la primauté de la paix, appeler les autorités compétentes à privilégier la recherche de solutions consensuelles et durables de la crise actuelle, et à repousser de quelques mois les élections législatives prévues le 20 décembre", formule l’église selon qui, si elle était prise, une telle décision ne devrait pas être interprétée comme le signe d’une quelconque faiblesse mais plutôt comme une preuve d’amour pour le peuple et une manifestation du sens de la responsabilité de ceux-là qui sont aux affaires.

Et de préciser "un report de quelques mois des élections législatives donnerait, par ailleurs, une nouvelle occasion aux acteurs politiques, éventuellement avec l’aide des institutions religieuses, d’approfondir le dialogue pour lever les pesanteurs (psychologiques et autres) qui empêchent d’aller aux réformes et d’embrasser un processus électoral consensuel".

Rappelons que, la coalition de l’opposition C14, est restée sur sa position, celle d’exiger l’arrêt du processus électoral en cours. Elle a déjà manifesté à travers les rues par deux fois il y a quelques jours. La C14 à travers ses manifestations, exige des discussions entre elle et le pouvoir. « Pour nous, il s’agit de faire en sorte que ce processus soit arrêté et qu’on trouve un accord pour des élections libres, transparentes et démocratiques », avait déjà dit Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition

Précisons que la tension est montée d’un cran ces derniers jours, au lendemain de la publication des listes des parties et candidats indépendants retenus pour les élections législatives du 20 décembre. Les 14 partis politiques de l’opposition ne prendront pas part à ce scrutin, pour n’avoir pas déposé de dossiers de candidatures. Ils dénoncent des « irrégularités » dans l’organisation de ces élections et exigent l’arrêt du processus électoral.

Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson a affirmé lundi dernier,  que son  regroupement fera tout pour « empêcher » la tenue de ces élections. La campagne électorale elle, a démarré ce mardi sur toute l’étendue du territoire.

La rédaction

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Last modified on Wednesday, 05 December 2018 06:00

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