Journée internationale de la femme: Des veuves rompent le silence sur leur quotidien aux responsables d’AAVOED Featured

Written by  Mar 09, 2019

"Notre vie ne va pas loin. Mon quotidien devient difficile ; les choses ne marchent pas, les charges des enfants pèsent et pas de moyens pour entamer une activité", expose Mme Wiskman Honbadi.  Ce cri de cœur est celui que partage veuve Azonlidji Akosiwa : "Mon mari est décédé, je suis seule à supporter les enfants. Il n’y a personne pour  m’aider. Le commerce ne marche pas ; des fois, il faut aller nettoyer la douche et la toilette idée de trouver quelque chose pour que les enfants mangent. Je ne baisse pas les bras quand même, je me bats pour que demain soit meilleur à mes enfants". Ces témoignages sont de deux femmes parmi plusieurs autres qui ont pris d’assaut les locaux du siège de Aide et Action à la veuve à l’orphelin et à l’enfant déshérité (AAVOED) à Agoé le 09 mars 2019.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme. Cette journée est célébrée le 08 mars dernier à travers le monde entier. La célébration  du 08 mars contribue à rendre visibles les situations dans lesquelles la place de la femme n’est pas une évidence. Au Togo, pour marquer la journée internationale de la femme, plusieurs activités sont organisées de gauche et à droite.  

Soucieux des veuves et orphelins, Mme Molgah Abougnima Kadjaka et ses collaborateurs ont rencontré au siège de l’AAVOED, de nombreuses en vue de les édifier sur le droit et devoir des femmes. Il s’agit d’une conférence débat avec les femmes démunies autour de deux thèmes : « femme actrice de paix ; Droits et devoirs de la femme dans la cité ».

« Les femmes doivent s’affirmer  dans la défense et la protection de leurs droits, connaître leurs droits, devoirs et assumer leur responsabilité dans la cohésion sociale », rappelle Mme Molgah d’entrée de jeu.

Après avoir planté le décor, la parole est donnée aux femmes invitées pour répondre à quelques  questions que voici: Pourquoi êtes-vous ici ? Qu’est ce qui vous empêche d’envoyer vos enfants à l’école ?

La parole étant libre, Mme Honbadi et dame Akossiwa  vont rompre le silence pour dire tout haut, ce que les autres femmes ne peuvent pas. Leur prise de parole a suscité le débat. Les deux femmes ont exposé les difficultés que rencontrent la plupart des femmes togolaises ayant perdu leur époux ou qui ne vivent plus avec leur mari.

 A travers ce débat libre et ouvert, il est question pour AAVOED, de faire connaître les droits et devoirs de la femme, de les entretenir sur l’importance de la paix dans la cité.

 Au Togo, la législation a mis en place plusieurs dispositions qui favorisent le droit de la femme. Seulement, quel est le constat. Beaucoup d’entre elles n’ont pas l’information ou l’ignorent. Etant méconnue par les femmes démunies qui sont souvent victimes, il est question pour AAVOED de saisir cette opportunité de la journée de la femme, pour partager les notions contenues dans la législation togolaise avec elles, les encourager à avoir de l’espoir et surtout leur dire d’oser dénoncer les auteurs des violences  qu’elles subissent dans le silence dans les centres d’écoute éparpillés sur l’ensemble du territoire par le ministère de l’action sociale.

Selon Me Molgah Abougnima Kadjaka, il ressort des prises de parole des femmes, que la faiblesse du quotidien est un parcours de combattant pour elles. Pour apporter une réponse aux préoccupations, Me Molgah Abougnima et ses collabos ont eu à partager les différentes opportunités qui existent au Togo en vue d’accéder à un fond pour démarrer une activité génératrice de revenu. L’exemple du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), les fonds aux personnes vulnérables, ESOP.

Avec les femmes, Me Molgah Kadjaka a exhorté à un changement de mentalité, car a-t-elle fait savoir, «si vous accepter resté dans votre condition de vulnérable, rien ne va changer». Des témoignages sont partagés avec les femmes, idée de leur faire savoir que, rien ne peut se faire dans le découragement.

« C’est important de changer le paradigme. Il n’ ya pas de situation établie. Il faut accepter sa situation pour aller de l’avant», a laissé entendre Me Molgah Abougnima. Pour avoir pris part au débat, Mme  …. Estime qu’elle une femme comblée. Elle part à la maison bien sûr le ventre affamé mais avec beaucoup de choses qu’elle méconnait.

«Ce que Mme Kadjaka nous a dit ce samedi, suscite en nous ce qui me regarde et ce qui doit me  revenir. Je pars ici très édifiée", confie Mme Dadjo, mère de 4 filles. Les besoins des démunies sont bien notées par les responsables d’AAVOED et ce sont des femmes qui rentrent désormais avec une tête pleine.

A Y L

Togotimes, L’information en temps réel

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Last modified on Saturday, 09 March 2019 13:58

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