M Honoré Tchalawassou, Coordonnateur du Projet de la Plaine de Djagblé M Honoré Tchalawassou, Coordonnateur du Projet de la Plaine de Djagblé

Le Coordonnateur du projet de la plaine de Dagblé, M Honoré Tchalawassou recadre des individus se réclamant d’un nouveau comité élargi des "acquéreurs" Featured

Written by  Apr 12, 2019

Il y a quelques jours, le Coordonnateur du projet  de la Plaine de Djagblé, M Honoré Tchalawassou a été saisi par un groupe de personnes se réclamant du comité mis en place dans le cadre du projet pour s’occuper des préoccupations des acquéreurs. Grâce au travail de ce comité, les discussions enregistrent une avancée majeure pour trouver une solution d’accompagnement aux acquéreurs. Mais contre toute attente, un groupe de dix personnes se réclamant d’un comité élargi du comité légal mis en place depuis, a voulu se faire connaître de la coordination. La rencontre qui a eu pour cadre, la salle de réunion de la direction du projet à Djagblé, n’est pas allée loin. Car, M Tchalawassou a vite fait de recadrer les choses. Il a été demandé tout simplement à la délégation, hier disposant de parcelles dans le périmètre mais aujourd’hui non,  d’aller revoir le comité de sorte qu’il y ait de vrais répondants ayant de parcelles dans le périmètre du projet. Honoré Tchalawassou à qui nous avons tendu notre micro, revient ici de long en large pour plus d’éclaircissement. Lisez.

Togotimes.info : Vous avez eu à échanger avec les acquéreurs le 04  avril 2019. De quoi avez-vous discuté ?

Honoré Tchalawassou: La réunion concerne les acquéreurs qui sont les allotones de Djagblé dans le cadre du projet de la plaine de Djagblé. Ces acquéreurs ont acquis des parcelles  de terrain auprès des collectivités locales. Ces parcelles ne sont pas de la dénomination d’hectare mais de simple lotissement (lots). Après le lancement des travaux, on s’est rendu compte que des collectivités locales ont loti des terrains et l’ont vendu à des acquéreurs.

Le chef de l’état informé, a donc demandé de saisir le comité interministériel d’indemnisation de s’y impliquer pour résoudre rapidement ce problème que nous avons jugé au départ mineur; parce que nous sommes convaincus qu’une solution consensuelle sera trouvée. Il a été recommandé de les accompagner.

Normalement, ses zones sont déclarées inondables par les autorités et sont proscrites à l’habitation. Mais, il s’est fait que les gens ont construit. Nous avons techniquement trouvé des solutions, de 41 bâtis à 11 bâtis, aujourd’hui, ils seront indemnisés sur le budget d’investissement et sur les parcelles pour ceux qui  n’ont pas construit, allé vers un processus d’accompagnement.

C’est dans l’optique de les recaser que nous les avons réuni. Ils ont été assistés par un comité et nous sommes au bout du tunnel. Le processus, nous attendons l’achever d’ici 31 décembre 2019. Ceux que nous avons rencontrés, viennent de créer un nouveau problème pour remettre en cause les données déjà existantes mais, il s’est fait que, parmi eux, beaucoup ne se retrouvent pas dans le nouveau contexte du projet.

Les solutions que nous avons eu à trouver par le passé, malheureusement aujourd’hui, ceux qui sont venus, sur 10, 8 d’entre eux ne sont plus concernés donc, nous leur avons demandé  d’aller cherché des vrais répondants qui sont ceux qui ont réellement des parcelles sur le périmètre du projet. Seul, leurs plaidoiries sont valables auprès du comité interministériel d’indemnisation.

Les mesures pour les recaser ?

Par rapport à la nouvelle donne, ceux qui sont les acquéreurs sur le périmètre du projet, normalement, il n’ ya pas d’expropriation, l’acquéreur devient propriétaire du périmètre mais c’est l’acquéreur qui veut construire qu’il faut recaser.

Vous convenez avec moi que s’il faudrait recaser, les terres du bas fond n’auront pas la même valeur que celles des terres fermes.

Dans nos recherches et les rapprochements faits, quitter le bas fond pour une terre ferme reviendrait plus cher à l’état. Pour réduire le coût à l’état et que le projet ne soit pas jugé non rentable, dans les mesures d’accompagnement, il est prévu que ceux qui disposent d’un lot qu’ils soient recasés avec 1/ lot, ceux qui ont ½ lot, soient recasés avec ¼ de lot et que ceux ont ¼ soit avec ¼ de lot. Ceci est une proposition du comité interministériel d’indemnisation.

Ces mesures ont été retenues mais, pour  éviter les coûts et les surenchères, on sait dit, on ne dépassera pas un recasement de plus de 2 lots, c'est-à-dire, ceux qui ont 4 lots, seront recasés avec 2 lots. Au-delà de 4 lots, soit vous passer à l’exploitation des terres ou soit, vous les céder sur le périmètre ou vous les louer au producteur.

Les50 % serviront à quoi ? Sur certains reçus, certaines parcelles  par exemple  sont payés à 800.000 Fcfa mais la zone de recasement coûte le double ou le triple, raison pour laquelle, l’état aura besoin par la suite des sites d’expérimentation pour les semences améliorées pour accroitre la production, pour atteindre l’objectif du projet, celui d’améliorer les conditions de vie des populations

Qu’est ce qu’on peut retenir de la rencontre avec le comité des acquéreurs ?

Ce comité ne comporte que des gens ne disposant pas de parcelles  sur le périmètre. Notre souhait, c’est d’avoir un répondant ou des répondants représentatifs ayant des parcelles sur le  terrain du projet. Ce qui est conclu, c’est que ce comité nous revienne avec les vrais répondants pour que le bureau soit en mesure de donner les vraies informations au comité interministériel d’indemnisation.

Et ses acquéreurs qui ne se retrouveront pas dans le périmètre du projet, leur sort ?

Ses acquéreurs qui ne retrouveront pas leur(s) parcelle (s), ne sont plus concernés par le projet.

A vrai dire, le projet concerne plus les autochtones qui sont les vrais bénéficiaires, je veux parler des populations du canton de Djagblé et de ses environs Les allotones qui se réclament du projet, détournent le sens réel, les objectifs du projet au profit des vrais bénéficiaires. Acquéreurs ayant des parcelles sur le périmètre, détournent les objectifs du projet alors que le projet vise les populations les plus vulnérables ayant un pouvoir d’achat faible. Nous devons aller rien que vers les objectifs du projet, amélioré les conditions de vie  et les faire sortir de la pauvreté : accès à l’eau potable, désenclaver les zones difficiles d’accès par des pistes rurales etc. Même si ces populations ne bénéficieront pas les acquis du projet parce qu’ils n’ont pas le savoir faire, qu’elles en bénéficient avec les privés par leur expertise. Fin                        

 

 

Interview co-réalisée par les rédactions Togotimes.info et Horizon-news.info

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Last modified on Friday, 12 April 2019 10:16

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