Togo: Les jeunes et les métiers "d’avenir", la surprise est grande. Featured

Written by  Apr 13, 2019

Au Togo, de plus en plus de jeunes dont l’âge est compris entre 18 et 30 ans,  recourent à des métiers tels que,  la cuisine-restauration et la menuiserie aluminium. Ils  qualifient ce secteur de métier  d’avenir sans grande assurance.  Seulement voilà. Avec le temps, les jeunes ont une autre perception du domaine.

De plus en plus de jeunes prennent conscience de la vie. Si bon nombre d’entre eux pour des raisons diverses n’ont pas pu faire de longues études, ils sont nombreux aujourd’hui à prendre une décision pour leur avenir: apprendre un métier. Mais quel métier ? A cette question, une grande partie de jeunes en apprentissage nous répond simplement: un métier qui fait vite gagner de l’argent. Ce métier, disent-ils, est un métier d’avenir.

Autrefois «boulot de tremplin», le métier de taxi-moto n’est plus le seul salvateur dans un pays où le chômage est ambiant. L’agriculture (qui occupe 60% de la population active togolaise), elle autre, n’arrive plus à contenir les jeunes dans les localités reculées. Conséquence, de nombreux jeunes quittent les milieux ruraux avec pour destination finale, la capitale. Mais pourquoi une telle ruée sur Lomé ?  La réponse est toute simple. Beaucoup de jeunes quittent le ou les villages pour regagner la capitale en vue d'apprendre un métier qui fait gagner plus vite de l’argent. C’est ce qui amène beaucoup de jeunes à tourner leur regard vers des métiers qu’ils qualifient de charge d’avenir sans craindre une éventuelle saturation.

Avec le temps, les métiers d’avenir et vers lesquels de plus en plus de jeunes font recours, réservent des surprises: le secteur est saturé avec la multiplication de petits ateliers par ceux qui hier sont des apprentis  devenus patron.

 «J’ai embrassé la cuisine après avoir raté par deux fois mon baccalauréat», explique le jeune Didier, détenteur d’une cafétéria en ville et diplômé en la matière. Les lieux de cafétéria à Lomé se  multiplient dans les coins et recoins de Lomé et de ses banlieues. Pas de ruelles dans lesquelles on ne voit pas une cafétéria.

Aujourd’hui, je ne me plains pas trop. Il suffit d’avoir un bon emplacement pour ses activités, et le tour est joué, d it-il. Après deux ans d’installations, Didier est aidé dans sa tâche par une jeune fille mère, Arielle, 24 ans et un  jeune garçon. Leur salaire oscille entre 20.000 Fcfa à 35.000 Fcfa.

Interrogé sur l’avenir de son métier, Didier dans un soupire nous dit: «hier les activités marchaient. Mais de nos jours, les cafétérias sont multipliés et sont  installés partout. Donc, tout ralenti», confie-t-il.

D’autres, après leurs diplômes dans les écoles de formation-qui se multiplient elles aussi dans la ville, officient dans des hôtels, ambassades et résidences. C’est le cas d’Alice, la trentaine, un chef-cuisinier que nous avons rencontré  à l’ancien Radisson Blu Hôtel 2 Février, lors de la 6ème édition du Forum international sur les investissements hôteliers en Afrique.

«On ne devient pas cuisinier du jour au lendemain. C’est aussi une question de formation. D’ailleurs, il faut faire avec ce que les employeurs exigent comme expérience, et ce qu’ils proposent comme salaire. Ce n’est pas le monde comme certains le pensent», nous a-t-elle confié. Et de saluer la construction en cours des hôtels au Togo.

Pour d’autres, la menuiserie-aluminium  est salvatrice. En effet, dans un pays où le citoyen lambda a toujours bataillé pour s’offrir un chez, il n’est pas rare de trouver des maisons en construction. Dans les banlieues tout comme en agglomération. Et les moins pauvres de s’offrir le «luxe» de la vitrerie,  à l’instar des villes comme Libreville, Abidjan, Dakar, Kinshasa, et même Bamako.

La saturation remarquée des métiers dit «d’avenir»  sur le marché est liée au fait que, les jeunes veulent profiter de cette classe moyenne en développement, explique Bernard, l’un des  premiers patrons en Aluminium.

Bernard pense que, son domaine une prédilection hier, ne l’est plus pour les jeunes de nos jours. Aujourd’hui dit-il, les jeunes sont visibles  sur les chantiers de staffeurs, d’autres comme apprentis maçons, des carreleurs et autres métiers liés à la construction. Mais, Bernard  est clair: il n’y a pas de places pour les amateurs dans le métier d’Aluminium

Réalisé par A Y L,   

 Togotimes, L’information en temps réel

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Last modified on Saturday, 13 April 2019 09:29

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