Togo: Une charte pour l’accès de la femme à la terre au Togo Featured

Written by  Nov 08, 2017

La démarche est entreprise par la Coordination nationale de la Fondation Konrad Adenauer (FKA) qui   veut doter le Togo d’une charte communautaire pour le droit de la femme  à la terre.

"Un seul monde sans faim-Droit des femmes à la terre", tel est le projet  document de la charte que la Coordination nationale de la Fondation Konrad Adenauer  mobilise les autorités traditionnelles et religieuses autour en vue de son adoption.

Afin d’y parvenir, elle a tenu plusieurs rencontres de sensibilisation et d’informations. La dernière session s’est tenue à 90 km de Lomé. Elle vise à l’adoption de la Charte foncière communautaire pour la gestion des conflits liés à l’accès de la femme à la terre au Togo. Le document soumis, fait l’état des lieux de la situation liée à l’accès de la femme  à la terre au Togo.

Il met également  la lumière sur les dispositions légales existantes au Togo sans oublier les autres pays qui font la promotion des droits de la femme à la terre et réaffirme les engagements que les signataires doivent prendre pour  conférer les mêmes droits aux hommes et aux femmes dans le partage des terres.

A la dernière session, les autorités locales ont eu à étudier le projet de la charte foncière communautaire. Elles se sont engagées dans la recherche de solutions pour le règlement des problèmes fonciers liés à l’accès de la femme à la terre au Togo. L’implication des autorités locales, explique Maurice Gblodzro, Coordonnateur national de la FKA Togo, c’est qu’elles sont les premiers acteurs concernés par la problématique.

Selon M Gblodzro, les autorités locales gèrent quotidiennement des conflits relatifs à ce sujet. Ce qui est clair au sortir de la session, c’est que, les autorités sont fermes: le processus enclenché par la FKA est irréversible, les femmes doivent obligatoirement avoir accès à la terre.

L’insécurité foncière touche beaucoup plus les femmes que les hommes. Elles sont exclues de l’héritage suivant le régime foncier coutumier.

Inaccessible

A l’extrême nord du pays plus précisément à Korbongou, les conditions de vie sont très difficiles. Le taux de pauvreté avoisine 90% alors que la moyenne nationale est estimée à 58,7%. Malheureusement  là-bas,  les femmes cultivatrices n’ont pas accès à la terre. 

Au Togo, la terre n'appartient pas à l'Etat. Ce sont les collectivités ou groupes de familles voire des individus qui la gèrent et en disposent comme ils le souhaitent. Ce qui n’est pas sans conflit et de revendications. Dans de nombreuses sociétés, la femme ne peut hériter de la terre. Et pourtant, les femmes sont plus dynamiques dans le secteur agricole, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. On estime la proportion de la population agricole à 62,3% des 6 millions d’habitants que compte le Togo.

Bon nombre de femmes au regard de la situation, ne cesse de réclamer leur accès à la terre. Selon elles, les choses doivent changer.

"L'avenir de la femme n'évolue pas. J'espère que cette injustice va changer et que les femmes auront accès à la terre au même titre que les hommes.", rapporte un article de Pnud-Togo citant une cultivatrice vivant à Korbongou du nom de Lamisse. Cette dernière après avoir participé à une rencontre des différents acteurs aux consultations nationales de l'agenda post 2015 sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en 2013, souhaite que l'Etat leur apporte plus de moyens en fertilisants, semences et mette à leur disposition des magasins pour stocker leurs produits.  Au Togo, le secteur agricole contribue à 40% au produit intérieur brut du pays.

L Y A

Infos Sport

Facebook

Calender

« September 2018 »
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30