La présidente du parlement de la CEDEAO, la togolaise, Hadja Memounatou Ibrahim participe à la 149e assemblée de l’Union interparlementaire à Genève en Suisse. Dans un discours, elle a lancé un appel pressant au dialogue en faveur d’une paix durable sur la planète. Elle a fait savoir que, « les progrès technologiques ne mènent pas nécessairement à la suppression d’emplois; au contraire, ils contribuent à une meilleure productivité » et donc « il est essentiel de repenser, de réorganiser et de rediriger la création d’emplois innovants afin d’éviter que la technologie n’entraîne une augmentation du chômage ».
Débutés le 13 octobre dernier, les travaux de la 149e assemblée de l’UIT vont prendre fin le 17 octobre prochain. Pour ces assises, le thème retenu est « Exploiter la science, la technologie et l’innovation (STI) pour un avenir plus pacifique et durable », Adja Mémounatou IBRAHIMA, a délivré un discours au contenu et significatif ce mardi 15 octobre 2024.
Dans son intervention, la présidente du parlement de la CEDEAO est revenue sur les multiples conflits armés, le terrorisme et le grand banditisme, accompagnés d’une polarisation croissante, augmentent les risques d’une déflagration et d’une guerre totale.
Selon elle, « (…), le développement et l’exploitation des technologies par divers acteurs engendrent de nouvelles menaces, en exacerbant les risques déjà présents. C’est pourquoi a-t-elle dit dans son discours, qu’il « est donc préoccupant de constater que nous pourrions être dépassés par le développement qualitatif et l’utilisation quantitative d’armes de destruction massive, y compris des armes biologiques« , tout en insistant sur la stabilité politique et la sécurité qui selon elle, constituent les fondements essentiels de la stabilité économique et sociale.
Elle a donc saisi l’occasion en lançant un appel pressant au dialogue en faveur d’une paix durable sur la planète. « Les progrès technologiques ne mènent pas nécessairement à la suppression d’emplois; au contraire, ils contribuent à une meilleure productivité», et donc «il est essentiel de repenser, de réorganiser et de rediriger la création d’emplois innovants afin d’éviter que la technologie n’entraîne une augmentation du chômage« , fait-elle savoir.
Estimant que l’humanité est à un moment charnière de l’histoire, un moment appelle à une meilleure orientation des progrès technologiques et à une amplification de la coopération parlementaire dans la recherche de la stabilité politique et la sécurité, elle a souhaité qu’à travers, les différents cadres juridiques, le destin des peuples et de l’humanité soit tracé.
Hadja Memounatou Ibrahim a profité de l’occasion pour faire une proposition , celle de prendre impérativement en compte les risques propres au développement incontrôlé de la technologie, ajoutant que «l’ objectif de la science ne devra être rien d’autre que de trouver des solutions pour prévenir les conflits et de créer les conditions essentielles pour que l’Homme puisse profiter positivement des progrès scientifiques et technologiques».
« Nous devons tous convenir que la science, la technologie et l’innovation sont au cœur des mutations profondes que connaît le monde aujourd’hui. Plus encore, les avancées technologiques remarquables et inimaginables, comme l’émergence de l’intelligence artificielle, ouvrent, sans aucun doute, de nouvelles perspectives pour faire face aux défis complexes et interdépendants auxquels l’humanité est confrontée. La science et la technologie présentent de nombreux avantages, notamment celui de relever les défis environnementaux et climatiques, de faciliter l’accès à l’éducation et à la formation, ainsi que d’avoir un impact sur la santé publique grâce à des diagnostics plus rapides, des traitements plus efficaces et une meilleure qualité de vie », a fait savoir Adja Mémounétou IBRAHIMA.
Pour garantir ce processus, elle propose en outre que les Parlements, qu’ils soient nationaux, régionaux ou internationaux, établissent une veille stratégique de l’évolution scientifique et technologique, organiser régulièrement des réunions d’information parlementaire avec la communauté scientifique afin de trouver un équilibre entre la capacité des nouvelles technologies à améliorer la qualité de vie et les dangers liés à leur utilisation malveillante, pour permettre d’anticiper et mitiger les risques associés à leur développement.
« Je souhaite que les résultats de nos travaux contribuent à renforcer le dynamisme de l’Union Inter Parlementaire (UIP) en tant que lieu privilégié de concertation et de dialogue de la collectivité internationale », a pour terminer, déclaré, la présidente du parlement de la CEDEAO.
TGT
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