En ouvrant les travaux du 3e atelier technique régional d’échange d’expériences et d’analyses sur la prévention de l’extrémisme violent dans les pays du conseil de l’Entente, le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehane a déclaré que, « la situation sécuritaire est préoccupante dans l’Espace Entente ». Il va plus loin en soutenant que, « l’extrémisme violent ne se limite plus aux états sahéliens tels que le Mali, le Burkina Faso et le Niger, mais connaît une expansion progressive vers le Golfe Guinée.
L‘atelier du conseil de l’entente va du 04 au 06 mai 2023. Les deux premiers ateliers avaient eu lieu respectivement à Abidjan en 2018 et à Ouagadougou en mai 2019.
« La situation sécuritaire est préoccupante dans l’espace Entente. L’extrémisme violent ne se limite plus aux états sahéliens tels que, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, mais connaît une expansion progressive vers le Golfe Guinée. Ainsi, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Togo ont en effet connu, depuis fin 2021, plusieurs attaques dans leurs régions septentrionales », a déclaré le général Yark Damehane
Et le ministre de la sécurité de préciser que, « les groupes terroristes utilisent les espaces frontaliers comme zones stratégiques et géopolitiques pour mener leurs attaques ou s’installer durablement et cette réalité pose encore plus précisément la question des causes de l’extrémisme violent et des réponses concrètes à y apporter ».
Les travaux du 3e atelier régional est axé sur le thème « La dynamique d’appropriation de l’approche et des outils de prévention ».

L’atelier a pour objectif, de contribuer à une meilleure appropriation de la prévention de l’extrémisme violent par les autorités nationales, locales et les acteurs non-étatiques de l’Espace Entente.Les participants au nombre de 85 sont venus des 5 pays membres du Conseil de l’Entente. Ils sont des experts en sécurité de l’Organisation, de représentants des structures nationales chargées de la défense, de la sécurité, de la décentralisation et de la gestion des frontières, d’élus nationaux et locaux, de représentants de communautés locales, d’acteurs de la société civile, d’analystes/chercheurs et de représentants d’organisations régionale.

Axé sur le thème «La dynamique d’appropriation de l’approche et des outils de prévention », cet atelier a pour objectif, de contribuer à une meilleure appropriation de la PEV par les autorités nationales, locales et les acteurs non-étatiques de l’Espace Entente. Spécifiquement, l’atelier vise à échanger sur les réponses de fond face à la menace extrémiste; faire un état des lieux des politiques publiques en matière de PEV;- échanger sur la complémentarité des rôles des différents acteurs de la la prévention de l’extrémisme violent (PEV) en fonction de leur apports et responsabilités respectifs; – évaluer les enjeux de la prévention de la violence et les réponses à apporter au niveau local;- échanger sur le dialogue comme outil de prévention de la violence et de gouvernance contribuant à la paix.
Des défis importants à relever
Pour Idi Ali, secrétaire exécutif adjoint du conseil de l’Entente, « les participants sont appelés à faire le point sur la dynamique d’appropriation de l’approche et des outils de prévention, en examinant les pratiques à l’effet de dégager des voies de renforcement de l’approche de prévention d’extrémisme violent (PEV) dans l’espace Entente ».
« Cependant, il reste encore des défis importants à relever pour sécuriser les territoires nationaux dans la durabilité. C’est ce qui rend nécessaire la poursuite, au niveau national et à l’échelle régionale, des échanges et du partage des expériences entre divers acteurs étatiques et non-étatiques de l’espace Entente, afin d’identifier de bonnes pratiques pour renforcer la mise en oeuvre concrète de la prévention de l’extrémisme violent« , a laissé entendre M Idi Ali.
Plus d’Informations à venir
Togotimes, L’information en temps réel





















Views Today : 436
Views Yesterday : 1929
Views Last 7 days : 7327
Views This Month : 25730