En attendant, le pays du roi Mohamed VI a accepté l’aide de 4 pays à savoir l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Qatar et les Émirats arabes unis. Pour le moment, la France ne sait pas si son aide passera ou pas. Emmanuel Macron fait recours aux appels téléphoniques pour échanger avec le roi à maintes reprises. Mais,rien pour le moment.
L’ampleur des dégâts et le besoin sur le terrain après le séisme violent qui a tué plus 2122 personnes et fait des blessés, le Maroc a besoin de l’aide. Mais, de quelle aide et de qui? C’est à cette question qu’il faut chercher à tout prix à comprendre. En acceptant pour le moment l’aide de 4 pays précités, il est clair que, le Maroc appelle telle ou telle aide en fonction de la situation et de l’évaluation qu’il en fait. Le Roi Mohamed VI est souverain, il faut respecter ses choix.
Seulement, l’agitation des autorités françaises et des médias français mis à contribution pour forcer la main au Maroc à décider vite en faveur de la France est un mauvais jeu.
En réalité, la France sait le rôle qu’elle a joué avec le Maroc vis-à vis de l’Algérie, un pays qui a des relations difficiles avec le royaume. Et l’opposant Eric Zemmour qui n’a pas sa langue dans la poche a craché la vérité: « Nous avons trahi l’amitié du Maroc pour la chimère algérienne »
Eric Zemmour tout en exprimant ses condoléances au peuple marocain, le président du parti français Reconquête!, a fait part dimanche de son souhait de rétablir des relations diplomatiques « saines » avec le Maroc.
Rebâtissons des relations diplomatiques saines avec les pays qui nous respectent comme le Maroc dont nous avons trahi l’amitié pour la chimère algérienne.
Nous lui adressons tout notre soutien dans l’épreuve qu’il traverse. pic.twitter.com/BuX528WGvt
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) September 10, 2023
« Rebâtissons des relations diplomatiques saines avec les pays qui nous respectent comme le Maroc dont nous avons trahi l’amitié pour la chimère algérienne », a-t-il affirmé lors du meeting de rentrée de son parti avec Marion Maréchal.
Surpris que le Maroc a accepté l’aide de 4 pays, Emmanuel Macron ne dort plus sur ses lauriers. Il ne cesse d’échanger à de nombreuses reprises avec le roi du Maroc. Mais, rien n’est décidé officiellement. Une situation qui fait réfléchir et pour jouer au calme, les autorités françaises tournent leur langue par sept fois.
«Le président de la République a échangé à de nombreuses reprises avec le roi du Maroc. J’ai moi-même eu mon homologue encore longuement hier. Tous les contacts sont pris à tous les niveaux», a déclaré ce 11 septembre, Catherine Colonna, ministre française de l’Europe et des Affaire étrangères, sur le plateau de BFM TV. Et de dire « Donc mettons ça de côté, des gens souffrent, ont besoin d’aide. Nous sommes tous prêts à répondre et il ne faut pas mettre de mauvaise querelle »
Le Maroc n’a pas encore répondu aux propositions de nombreux autres pays, le silence observé par le Maroc quant à la proposition d’aide de la France serait pour le moins étrange, voire anormal.
«Il est important pour la France de mettre son drapeau et sa susceptibilité dans sa poche», estime Dominique de Villepin
nterpellé ce lundi par la radio France Info sur le fait que le Maroc n’a pas donné suite à l’offre d’aide proposée par la France, Dominique de Villepin a ainsi expliqué de prime abord que «l’argument (…) mis en avant par les autorités marocaines est un argument sérieux, l’argument technique qui consiste à faire en sorte que la planification des aides puisse en garantir l’efficacité».
Pour Dominique de Villepin, deux facteurs doivent être pris en considération pour répondre à cette question. Sans vouloir établir un lien de cause à effet, chose qu’il juge «déplacée dans ces circonstances», l’ancien Premier ministre rappelle qu’il y a «un contexte de très fortes tensions entre le Maroc et la France qui durent depuis longtemps».
Revenant sur les difficultés rencontrées par la France et le Maroc dans l’histoire, celui-ci y oppose toutefois les tensions actuelles, particulières selon de Villepin, en raison d’une «conjonction de facteurs». Et d’énumérer l’affaire de la réduction de moitié des visas accordés par la France au Maroc, l’affaire d’espionnage «Pegasus» qui a entraîné «un sentiment d’instrumentalisation» côté marocain, estime Dominique de Villepin, et enfin une condamnation par le Parlement européen avec cette fois-ci encore «un sentiment d’incompréhension» vu du Maroc. Et puis, «il y a bien sûr les relations avec l’Algérie», poursuit-il, car «les Marocains ont le sentiment que la France était pleine d’égards pour l’Algérie et n’accordait pas les mêmes égards au Maroc». De Villepin conclut son énumération des facteurs de crispation entre les deux pays avec le dossier du Sahara atlantique, dont la France, contrairement à de nombreux pays et partenaires du Maroc, ne reconnaît toujours pas la marocanité
TGT
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