En plus du collaborateur, deux autres complices sont dans les mains de la police. Le Togolais, Richard-Gabin GBEDE est froidement tué à cause d’un différend d’argent estimé à plus de 5 millions Fcfa qui auraient transité par le collaborateur, sans reddition de comptes depuis juin.
Les auteurs de ce crime de sang sont passés aux aveux après leur garde à vue le 10 décembre 2025. Le fondateur du CISA est tué par son collaborateur avec l’aide de deux complices, entre Togbin et Ouidah.
Le corps de la victime, jeté dans un caniveau, a été inhumé par les services de voirie à Ouidah avant l’identification. A. J. et l’un de ses co-auteurs présumés sont désormais aux mains de la brigade criminelle. Une procédure est engagée, en attente de leur présentation au procureur spécial de la CRIET. Le principal mis en cause, journaliste et acteur culturel connu, laisse derrière lui une affaire qui mêle confiance trahie, argent et mort.
Petit rappel du CISA
Créé en 2023, le Comité international de la solidarité africaine en abrégé (CISA) portait une ambition claire : celle de soutenir les initiatives africaines et distinguer des figures du développement et de la cohésion sociale. Après une première “Grande Nuit de la Solidarité Africaine” à Lomé en décembre 2023, l’organisation visait un déploiement continental. Cotonou devait en être une étape forte.
C’est dans ce cadre que Richard-Gabin GBEDE s’appuie sur A. J., rencontré sur le terrain à Cotonou. L’homme devient son relais local, gère des déplacements et rendez-vous, et l’accompagne dans plusieurs pays. Jusqu’en mars 2025, la collaboration tient. Puis, après l’événement de Cotonou, la relation se tend autour de comptes financiers jamais clarifiés.
Début décembre 2025, GBEDE quitte Lomé pour Cotonou. À ses proches, il parle d’un échange franc avec son collaborateur. Il arrive le mercredi 3 décembre 2025 et s’installe, comme à son habitude, dans un hôtel de Godomey. Le lendemain, il sort dans la matinée. Dès lors, le silence s’installe.
Le jeudi 4 décembre 2025 famille et amis tentent de le joindre. Aucun retour. L’inquiétude monte le samedi 6 décembre, quand son épouse signale l’absence prolongée. Le premier réflexe conduit vers A. J., dernier à l’avoir vu. Il évoque une sortie pour des courses. L’hôtel confirme, GBEDE n’est jamais revenu, laissant pièces d’identité et effets personnels dans sa chambre.
La rédaction
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