Le MMLK prend acte de ce communiqué et reconnaît son bien-fondé. Le MMLK est conscient que l’encombrement des voies pose de sérieuses difficultés à l’aménagement de nos villes et de nos communes. Il est nécessaire de procéder au désencombrement, surtout des trottoirs occupés qui obligent les piétons à circuler sur la chaussée au risque de causer des accidents graves. La loi doit être respectée et le gouvernement en est le garant. Cependant, au nom de la justice sociale, le MMLK plaide pour un sursis de 3 mois, de novembre 2026 au 31 janvier 2027. Et le mouvement donne ses raisons. Lire
Les principales raisons qu’avancent le MMLK dans sa plaidoirie sont les suivantes :
1. La période de fin d’année : De novembre à janvier, c’est la haute saison commerciale pour des milliers de familles togolaises. Déguerpir maintenant, c’est condamner toute une année d’investissement et plonger des familles dans la misère.
2. Pourquoi les gens occupent la voie publique ? Il faut avoir le courage de poser la vraie question. Les frais de location des magasins et boutiques sont devenus exorbitants et inaccessibles. La loi togolaise fixe la caution à 3 mois maximum, mais sur le terrain, les propriétaires exigent 1 an à 2 ans de caution. Une violation flagrante que le gouvernement n’arrive pas à faire respecter. C’est cette spéculation immobilière qui pousse nos sœurs et nos frères vers la rue.
3. Pour une opération humanitaire et ordonnée : Les occupants illégaux actuels doivent savoir que l’occupation anarchique ne peut être éternelle. Mais la fermeté doit s’accompagner de mesures d’accompagnement.
Le MMLK demande donc :
– Un sursis de 3 mois jusqu’au 31 janvier 2027 pour permettre une fin d’année paisible.
– Que ce sursis soit mis à profit par le gouvernement pour :
a) Faire respecter la loi sur les 3 mois de caution
b) Identifier et aménager des sites de recasement viables et accessibles
c) Mener suffisamment une campagne de sensibilisation et d’information
Le désencombrement, oui. Mais pas dans la précipitation et pas à 45 jours des fêtes de fin d’année.
Loin de défendre l’anarchie et le non respect de la chose publique au profit des occupants illégaux, le MMLK entend défendre une justice sociale qui concilie ordre public et survie des populations vulnérables.
Fait à Lomé, le 03 novembre 2026
Pour le MMLK,
Pasteur Edoh K. KOMI
Président























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