Les lauréates du concours « Reine des sciences et technologies » ont été distinguées le 17 février 2026. La cérémonie a été présidée par le Professeur Komi Sélom Klassou, Président de l’Assemblée nationale du Togo. M. Mama OMOROU, Ministre de Education nationale, Mme Abira BONFOH, Présidente de la Fondation Asaal et de plusieurs autres personnalités.
C’est un moment inoubliable pour les 15 lauréates Mais, le moment est encore plus inoubliable pour 3 reines des sciences et technologies qui sont distinguées par les 15 le 17 février 2026. Leurs noms ont été dévoilés par un jury indépendant avec la présence effective d’un huissier. Mlle Blessing Gamba Dalouba, élève en classe de 2nd CD au CS La Princesse à Legbassito remporte le gros lot. Elle est déclarée la Reine des sciences et technologies 2025 avec une moyenne 17,35. La place de la 2e duchesse revient à l’élève Kolani Tania avec une moyenne de 16, 81 tandis que la 1ere duchesse revient à Mlle Rachiratou avec une moyenne de 17,11.

Les 3 élèves s’en vont avec une enveloppe financière de 16 millions Fcfa pour l’ensemble des 15 lauréate. Cette enveloppe est répartie selon l’ordre des gagnants. Ainsi, la Reine des sciences et technologies 2025 gagne 5 millions Fcfa; 3 millions Fcfa pour la première duchesse et 2 millions de FCFA pour la deuxième duchesse. Les 12 autres lauréates sont reparties avec une enveloppe de 500 000 FCFA chacune.
L’initiative « Reine des sciences et technologies » est portée par la fondation Asaal avec pour Présidente, l’ex député Abirah Bonfoh. C’est une initiative qui vise à promouvoir l’excellence scolaire des jeunes filles dans les domaines scientifiques et technologiques. Pour cette édition, 15 finalistes ont été sélectionnées sur plus de 308 candidatures à l’échelle nationale.
«L’avenir scientifique de nos nations ne peut se construire sans les femmes », a laissé entendre la présidente de la fondation Asaal. Selon elle, le concours, depusi sa crétion ne vise pas seulement à récompenser des performances académiques, il ambitionne dira-t-elle, de poser les fondements d’une communauté scientifique consciente, engagée et responsable.
« Une communauté capable de décoloniser les savoirs, de promouvoir une pensée critique endogène et de mobiliser la recherche scientifique pour faire émerger des sociétés autosuffisantes, libérées des dépendances intellectuelles et structurelles », a-t-elle déclaré. Même son de cloche chez le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou.
Selon ce membre du gouvernement, les femmes ne représentent aujourd’hui que 35% des étudiants dans les filières Science, technologie, ingénierie et mathématiques et seulement 29% de la communauté mondiale des chercheurs. « Ces données a-t-il précisé, rappellent l’ampleur du chemin à parcourir et donnent toute leur force aux objectifs de développement durable 4 et 5 relatifs à l’éducation de qualité et à l’égalité de genre »
« Lorsque l’on observe notre propre système éducatif, le constat appelle à une responsabilité plus grande, justifiée par le bilan dressé par notre plan sectoriel de l’éducation 2020-2030, lequel révèle que les formations en sciences de la santé, sciences de la vie et de la terre, sciences physiques, mathématiques et statistiques regroupent 16% des étudiants, tandis que les formations techniques n’en rassemblent que 6%. Au total, 22% seulement des étudiants togolais sont engagés dans les parcours scientifiques ou techniques, un chiffre insuffisant au regard des ambitions de transformation de notre économie et de notre société. Plus préoccupante encore est la situation des filles dans ces filières », a ajouté le ministre de l’Éducation nationale.
Selon le ministre, les étudiantes représentent 14,3% au Centre d’excellence régional sur les sciences aviaires (CERSA), 15,4% à l’École polytechnique de Lomé et 7,5% à l’École des assistants médicaux.
L’éducation des jeunes fille, une priorité de choix pour l’Assemblée nationale
Au Togo, pour encourager l’éducation de la jeune fille, les autorités togolaises ne lésinent pas sur les moyens. La preuve, depuis 2008, la gratuité de l’enseignement préscolaire et primaire public a permis de lever une barrière financière majeure pour la scolarisation des filles.
Intervenant lors de la cérémonie de distinction à l’Assemblée nationale, le Président Klassou a déclaré que, l’éducation des jeunes et des filles en particulier constitue à cet effet une priorité de choix pour son institution.

« L’éducation des jeunes et des filles en particulier constitue à cet effet une priorité de choix pour l’Assemblée nationale. La loi d’initiative parlementaire numéro 2024-005 du 6 mai 2024 portant Constitution de la 5e République, en son article 16, consacre le droit à l’éducation pour tous et réaffirme le caractère obligatoire de l’école pour les enfants des deux sexes jusqu’à l’âge de 15 ans», a laissé entendre M Klassou.
D’autres lois ont été votées également par la Représentation nationale en faveur des jeunes, à l’instar de la loi numéro 2022-20 du 2 décembre 2022 relative à la protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel au Togo. Toutes ces initiatives de la Représentation nationale visent à offrir un cadre juridique protecteur, inclusif et favorable à l’épanouissement du capital humain.
« Dans un monde toujours marqué par une mutation technologique profonde où le numérique, la robotique, la science des données et l’intelligence artificielle redéfinissent les économies et les métiers, aucune nation ne peut se permettre de laisser une partie de sa jeunesse en marge », a souligné le Professeur Komi Selom Klassou.
Selon le président de l’institution parlementaire, la remise des prix du concours Reine des Sciences et Technologies met en exergue la place des filles dans les sciences et les technologies.
Autres temps forts de cet événement, des distinctions institutionnelles d’honneur décernées au ministre de l’Éducation ainsi qu’au président de l’Assemblée nationale. Trois personnalités ont nominées cohorte pour cette édition de distinction des reines des sciences et technologies. Cette cohorte est composée de Awa Nana-Daboya, Hadja Mémounatou Ibrahima et Olatokounbo Ige.
La cérémonie n’a pas seulement récompensé des performances académiques. Elle a aussi mis à l’honneur la persévérance, l’audace et la détermination de celles qui ont choisi d’exceller dans des filières encore marquées par des disparités de genre.
Le choix du siège de la Représentation nationale pour abriter cette cérémonie traduit l’engagement constant de l’Assemblée nationale en faveur de l’éducation, de l’innovation et de la promotion du leadership féminin. En ouvrant ses portes à cette initiative, elle réaffirme son rôle d’institution garante des valeurs républicaines et sa proximité avec les populations, en particulier la jeunesse togolaise.





















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