Sur les risques et les typologies de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (BC/FT), Lomé réunit les autorités opérationnelles des Etats membres du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) autour d’un atelier de sensibilisation.
La rencontre de Lomé a pour objectif, d’interagir avec ces autorités opérationnelles sur les signaux d’alerte et les indicateurs de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme contenus dans les différentes typologies. Il s’agira de donner les connaissances nécessaires et adéquates sur le mode opératoire des blanchisseurs de capitaux et des financiers du terrorisme professionnel.
Le GIABA réalise en permanence des recherches, des évaluations et publie des rapports, afin de sensibiliser les autorités compétentes, les entités déclarantes et les autres parties prenantes, notamment le grand public, aux risques les plus récents en matière de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de la prolifération. Sans oublier la sensibilisation qu’il mène sur les tendances, les méthodes et les techniques pour leur permettre de prendre les mesures nécessaires à l’atténuation desdits risques
Ces rapports partagent des informations précieuses sur l’interaction entre les infractions sous-jacentes et le blanchiment de capitaux, et offrent une compréhension approfondie de la façon dont les criminels et leurs associés abusent du système financier régional pour commettre des crimes financiers et blanchir des capitaux. Ils déclinent également des recommandations pertinentes que les autorités compétentes pourraient utiliser pour élaborer des contre-mesures appropriées et pour remédier aux lacunes structurelles et systémiques.
A Lomé, l’atelier qui durera 4 jours, permettra aux participants d’améliorer leurs connaissances sur le mode opératoire des blanchisseurs de capitaux et des financiers du terrorisme professionnels. Durant le temps des travaux, les participants vont explore différents domaines et secteurs vulnérables, en l’occurrence le trafic de drogue, le secteur extractif, le secteur immobilier, la corruption, les marchés publics, l’usurpation de la propriété intellectuelle, la contrefaçon de produits pharmaceutiques et le financement du terrorisme.
Mis à part les échanges d’expériences des pays de la sous-région, l’atelier aboutira sur de nouvelles recommandations dans les différents domaines, recommandations dont la mise en œuvre leur permettra de remédier aux lacunes dans leurs dispositifs de Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Les travaux ont été ouverts par le commissaire divisionnaire Kpatcha Tchendo. Ce dernier a représenté le ministre de la Sécurité et de Protection Civile du Togo. Pour le commissaire Kpatcha Tchendo l’atelier exposera principalement, à l’intention des unités opérationnelles, les risques et les typologies de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme issus des études menées par le GIABA, face à un environnement des risques changeant et de plus en plus préoccupant.
« En effet, l’évolution permanente de l’environnement des risques de blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que ceux des infractions sous-jacentes, marquée par une longueur d’avance des criminels, grâce principalement à la sophistication de leurs moyens d’actions du fait de l’utilisation des technologies innovantes, interpelle toutes les autorités compétentes, et en premier lieu, les autorités publiques, garantes de la paix et de la sécurité de la population », a fait savoir le commissaire divisionnaire Tchendo.
Pour lui, les diverses études et recherches menées par le GIABA et dont les rapports seront diffusés au cours de cet atelier constituent des mécanismes pour renforcer les enquêtes et les poursuites des cas de BC/FT. Elles contribueront assurément à l’élaboration et à la mise en œuvre de plans d’actions stratégiques pour réduire drastiquement, voire éliminer les activités criminelles dont le terrorisme, à travers l’assèchement des sources de financement sous ses diverses formes.
De son côté, El-Hadj Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières du Togo (CENTIF-TG) a déclaré que, les rapports de typologies de BC/FT sont bien plus que des documents d’information. Ils constituent également un référentiel des différents éléments devant alerter l’enquêteur dans sa mission opérationnelle de détection et de poursuite de l’infraction du BC/FT.
« Les différents cas de typologies ainsi que leurs indicateurs et drapeaux rouges qui y sont relatés sont destinés à permettre aux unités opérationnelles de ses saisir dès qu’elles se retrouvent en face de ses indices. Dès cet instant, il est de leur obligation de rester saisis et mobilisés sur leur mission de LBC/FT afin de donner à cette lutte toute l’efficacité qu’on lui souhaite », a-t-il fait savoir.
TGT
Togotimes, L’information en temps réel






















Views Today : 422
Views Yesterday : 871
Views Last 7 days : 7066
Views This Month : 23787