La mère de la fillette, Marie-angèle est dans la tourmente. Inconsolable depuis que sa fille est cruellement tuée, Marie-angèle Abdou devient le symbole des victimes innocentes de l’attaque de la maison centrale par le commando qui a pu sortir Dadis et codétenus pour quelques minutes. Dans quelle circonstance, Marie-angèle est tuée? Sa maman raconte les larmes aux yeux à Togotimes depuis Conakry.
L’attaque de la maison centrale avait eu lieu le samedi dernier tôt le matin. Agée de 6 ans, ce samedi très tôt le matin, c’est à dire à 4 heures que la maman Marie-angèle avait été réveillée en apprenant la mauvaise nouvelle, celle de l’accident de son mari. Perturbée par la nouvelle, dans la précipitation, elle réveille tous les enfants afin de les informer. Pas de temps à perdre pour elle. Elle va alors prendre avec elle et tous s’embarquent dans l’ambulance devenant le chef de famille à l’hôpital. Dans le véhicule, son mari lui-même a cherché à la rassurer. « Il m’a dit de ne pas m’inquiéter, que tout va bien », se souvient-elle
La balle a touché ma première fille de 6 ans, j’ai crié en disant au chauffeur de tourner la voiture
Première destination de l’ambulance avec les occupants à bord, l’hôpital de Donka. Mais ils ne réussissent pas à entrer. C’est en ce moment qu’ils se rabattent sur l’option Ignace Deen. C’est ici que le ciel va s’assombrir pour eux.
« Arrivés au pont 8 novembre, nous trouvons que la route est barrée, on s’est arrêtés. Il y avait les voitures de militaires partout. On s’est arrêtés là-bas. J’ai dit que normalement, on devait nous laisser passer, parce que c’est l’ambulance(…) Mais au bout de 5 min, on a entendu des tirs. Il y a eu un premier tir. Puis, un second. La balle a touché ma première fille de 6 ans, j’ai crié en disant au chauffeur de tourner la voiture. Avant d’arriver à l’hôpital Donka, elle saignait du nez, de l’oreille et de la bouche. Ma fille a finalement succombé à ses blessures », relate-t-elle, le récit entrecoupé par les sanglots. Et sa dernière phrase qui est difficilement sortie de sa bouche est « Elle est décédée, les militaires ont tué ma fille de 6 ans »!. Outre la petite Marie-Angèle Abdou, l’infirmier qui les convoyait a lui aussi été tué, également touché par une balle.
Cet acte criminel, ne doit pas rester impuni. Comment les militaires peuvent tirer sur une balance qui est garée et n’a pas foncé sur le dispositif militaire mais qui cherche à retourner? Même si elle est considérée comme un véhicule utilisé par les assaillants, les militaires ont tout pour faire arrêter dans le secteur de la scène.
Le Colonel Doumbouya st vivement interpelé pour que la lumière soit faite dans cette affaire. Et les dommages soient réparés, lesquels ne viendront pas réveiller Marie-Angèle Abou mais, il le faut.
L’on se rappelle que, le Colonel Doumbouya avait déjà radié des militaires et des gardes pénitentiaires suite à cette attaque de la maison centrale. Il revient à la justice de la Guinée Conakry de faire toute la lumière pour situer les responsabilités.
Mari-angèle s’en va, mais que de tel acte ne se reproduise plus
Par Cissé depuis Conakry
Togotimes, L’information en temps réel



















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