Dans les eaux maritimes du Gabon, l’insécurité prend une allure inquiétante. La preuve, 3 individus lourdement armés attaquent le chalutier « Lianpengyu 828 » ou « IB Fish 7 », sous pavillon chinois. L’engin qui a son bord, opérait dans les eaux maritimes du Gabon, non loin d’Équata. Des membres de l’équipage sont enlevés.
L’attaque contre le chalutier appartenant à IB Fish 7 menée par 3 individus dans la nuit du 10 au 11 Janvier 2026 a permis aux individus, d’enlever 09 des quinze marins, des ressortissants chinois et indonésiens.
Mais, avec la réaction rapide du Gabon qui a déployé un dispositif sécuritaire impressionnant, le navire a été escorté jusqu’à Libreville. Ces attaques dans le Golfe de Guinée devient inquiétant. D’après les informations de la Marine nationale via le vice-amiral Bekale Meyong, l’attaque subie par IB Fish 7 est survenue aux alentours de 2 heures du matin, à environ cinq milles nautiques au sud-ouest d’Équata.
Cette attaque, perpétrée par trois individus armés, a conduit à l’enlèvement de neuf membres d’équipage dont cinq ressortissants chinois et quatre Indonésiens
, avait déclaré le chef d’état-major de la Marine nationale, Hubert Bekale Meyong.
Le navire, battant pavillon gabonais et engagé dans une activité de pêche régulière
Au cours de cette opération violente, neuf marins ont été contraints de quitter le bord. Parmi eux figurent cinq ressortissants chinois et quatre indonésiens. Six autres membres de l’équipage ont été épargnés et sont restés à bord du chalutier. Ils sont de nationalités indonésienne, chinoise et burkinabè.
Sécurité dans le Golfe de Guinée, et si le Gabon prenait l’exemple du Togo
De nos jours, l’insécurité grandissante a touché presque tous les secteurs d’activités. Celle qui défraie la chronique reste les pirateries maritimes qui touchent le Golfe de Guinée. Elles constituent des menaces persistantes à la stabilité et à l’exercice des activités marines des États riverains des côtes en général et ceux du de Guinée en particulier. Aujourd’hui beaucoup de pays ayant fait des frais des actes de la piraterie, sont allés loin pour prendre le taureau par les cornes.
Le Togo, un pays qui a pris de l’avance
La vulnérabilité persistante du golfe de Guinée face aux actes de piraterie maritime a conduit les autorités togolaises à chercher des solutions robustes. Aujourd’hui, l’action des pirates dans les eaux maritimes sur les côtes togolaises a connu une baisse sensible. Parmi les solutions pensées avec les 19 pays du Golfe de Guinée dont le Togo, il y a l’utilisation du logiciel ‘Yaris’ et l’approche de solution de la fondation Kofi Annan. La mise en œuvre de ces actions et la synergie d’action avec d’autres pays du Golfe de Guinée permettent au Togo, de mener une lutte farouche contre le phénomène sur ses côtes.
Avec la multiplication des actes de pirates dans les eaux maritimes au Gabon, les autorités de ce pays doivent s’en rendre compte de la vulnérabilité persistante face aux actes de piraterie maritime. Bien que des progrès notables aient été réalisés ces dernières années par le Gabon en matière de coopération régionale et de surveillance navale. Mais, les attaques ciblant les navires de pêche et de commerce demeurent une réalité.
L’analyse objective de cet événement appelle à un double constat. D’une part, la rapidité de réaction des forces gabonaises témoigne d’une capacité opérationnelle réelle et d’une chaîne de commandement fonctionnelle. L’escorte sécurisée du chalutier et la prise en charge immédiate de la situation constituent des éléments rassurants. D’autre part, l’enlèvement de neuf marins en eaux territoriales souligne les limites actuelles des dispositifs de prévention, notamment sur les zones de pêche éloignées des grands axes de surveillance.
Le dernier acte contre le chalutier IB Fish 7 pose la question du renforcement durable de la sécurité maritime, de la protection des équipages étrangers opérant sous pavillon gabonais et de la coopération internationale face à une criminalité organisée, mobile et opportuniste. La réponse ne pourra être uniquement militaire; elle devra également être judiciaire, régionale et structurelle.
Rappelons que, le golfe de Guinée – qui s’étend dans sa définition la plus vaste du Liberia à l’Angola – est au cœur de flux commerciaux en provenance ou en direction d’Europe, des États-Unis et d’Asie. Carrefour majeur des échanges d’hydrocarbures et de gaz, il jouxte tous les grands pays producteurs de l’ouest de l’Afrique.
Plus d’informations à venir
Togotimes, L’information en temps réel




















Views Today : 268
Views Yesterday : 871
Views Last 7 days : 6912
Views This Month : 23633