Les efforts du Togo sont salués au plan international par le Comité de Genève, en 2011, et au niveau continental, par l’Union africaine, en 2011 puis en 2013. C’est ce qu’avait annoncé Mme Adjovi Lolonyo APEDOH-ANAKOMA à l’occasion de l’atelier-bilan de la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant
La journée mondiale de l’enfant a été célébrée au Togo à travers un atelier-bilan de la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant. C’était dans les locaux de l’Hôtel Sarakawa à Lomé. Ont pris part à l’atelier-bilan, des représentants du Gouvernement, des organisations de la société civile, les partenaires au développement, y compris les agences des Nations Unies, des chefs traditionnels et leader religieux, ainsi que des enfants eux-mêmes.
Occasion pour les participants, de faire le point sur les progrès réalisés par le Togo dans la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant. Les participants ont profité de l’occasion pour identifier les défis persistants et les actions à entreprendre pour améliorer la situation des enfants au Togo.
Ouvrant les travaux de l’atelier-bilan, Mme Adjovi Lolonyo APEDOH-ANAKOMA, Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation est revenue sur les progrès que le Togo a réalisé dans la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant et d’identifier les défis persistants et les actions à entreprendre pour améliorer la situation des enfants dans le pays.
Le Togo a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant.Le Togo s’est résolument engagé à créer un environnement protecteur à tous les enfants vivant sur son sol. Cet engagement s’est traduit par de nombreuses évolutions législatives, institutionnelles, programmatiques et opérationnelles. Au plan législatif, il faut relever que, conformément à sa politique de protection de l’enfant, le Togo s’est engagé dans un processus d’internalisation effective de la CDE et de l’ensemble des autres instruments internationaux et régionaux auxquels il est partie.
Selon Mme Adjovi Lolonyo APEDOH-ANAKOMA, « les efforts du Togo ont été salués au plan international par le Comité de Genève, en 2011, et au niveau continental, par l’Union africaine, en 2011 puis en 2013 ». Mais, dit-elle, lesdits efforts, « loin de dormir sur nos lauriers, nous devons redoubler d’efforts car il y a encore des défis à relever »
Entre autres défis, la ministre cite les défis sécuritaires de plus en plus persistants dans le monde et en Afrique, les défis liés au dérèglement climatique et ceux liés au numérique, qui prennent une ampleur imprévisible.
« Nos enfants sont quotidiennement affectés par ces ruptures, par ces évolutions aussi bien dans le monde réel que virtuel », a fait savoir Mme Lolonyo APEDOH-ANAKOMA dans son discours d’ouverture de l’atelier. Avant d’inviter « tous les acteurs à une synergie d’actions accrue pour relever ces défis, pour une amélioration substantielle du système de protection de l’enfant dans notre pays »
A l’en croire, le gouvernement togolais, (…) ne ménagera aucun effort pour poursuivre l’exploration des voies et moyens appropriés à l’édification d’un Togo où les enfants vivent, grandissent et se développent dans des conditions qui répondent à leurs besoins spécifiques ».
Encadré
Le Togo a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant.Le Togo s’est résolument engagé à créer un environnement protecteur à tous les enfants vivant sur son sol. Cet engagement s’est traduit par de nombreuses évolutions législatives, institutionnelles, programmatiques et opérationnelles. Au plan législatif, il faut relever que, conformément à sa politique de protection de l’enfant, le Togo s’est engagé dans un processus d’internalisation effective de la CDE et de l’ensemble des autres instruments internationaux et régionaux auxquels il est partie.
Ce qui a conduit à l’adoption, entre autres, des textes ci-après:
– le code de l’enfant ;
– le code des personnes et de la famille ;
– le nouveau code pénal ;
– la création de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes au Togo ;
– la loi portant protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel.
En dehors du cadre juridique, des efforts ont été entrepris en vue du renforcement des cadres institutionnel, stratégique, programmatique et opérationnel.
C’est ainsi que, sur le plan institutionnel, diverses mesures ont été prises pour améliorer la prise en charge des enfants vulnérables, à savoir :
– la transformation de la brigade pour mineur de Lomé en centre d’accès aux droits et à la justice pour enfants ;
– le renforcement de la ligne verte « ALLO 1011 » qui, en plus des appels téléphoniques, est équipée d’une plateforme de signalement par messagerie « SMS » ainsi que la promotion de la santé sexuelle et génésique des adolescents ;
– la création de centres d’écoute et de conseils des victimes de violence basée sur le genre et la mise en place de centres de prise en charge intégrée sur le plan sanitaire, psychologique et juridique.
Sur le plan stratégique et programmatique, des documents d’orientation sont élaborés et mis en œuvre. Je peux mentionner par exemple :
• le programme national d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né (Wézou) ;
• le plan d’action national de lutte contre les pires formes de travail des enfants;
• le programme d’assurance maladie en milieu scolaire, «School Assur»;
• la stratégie nationale de justice pour enfants, qui prévoit la mise en place d’un système de recueil de plaintes et donne la possibilité aux mineurs détenus de porter plainte en cas de violence ;
• le programme national de lutte contre les grossesses et le mariage chez les adolescentes en milieux scolaire et extrascolaire ;
• le programme sur la parentalité positive pour l’accompagnement des parents en vue de prévenir la négligence et toutes les formes de violences à l’égard des enfants.
Sur le plan opérationnel, les efforts consentis ont permis d’aboutir notamment à :
– la réduction du temps de séjour des enfants dans les couvents, passant de 3 ans à 45 jours ; ce qui a permis le retrait en deux ans de 846 enfants des couvents vaudous pour leur scolarisation et leur formation professionnelle ;
– la création de 1139 centres d’état civil majoritairement installés dans les cantons et villages ainsi que dans des centres de santé en vue de rapprocher les services de l’état civil des usagers ;
– la gratuité de l’acte de naissance ;
– la mise en œuvre de la politique de l’alimentation scolaire dans des établissements primaires sur l’ensemble du territoire national.
TGT
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