Une douzaine de personnes sont placées sous mandat de dépôt dans l’affaire d’assassinat du sous-Lieutenant Daniogo Klênon. Ce dernier a été tué par balle le 20 octobre 2025 sur l’axe Grand-Yapo–Agboville
Après une enquête minutieuse, une avancée notable, 12 individus sont placés sous mandat de dépôt. C’est ce que confirme le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan. Les individus sont déférés à la Section antiterroriste et placées sous mandat de dépôt dans le cadre d’une information judiciaire. Parmi les douze, le principal suspect présumé, AKE Jean Marius, alias «Maxwell» ou «Brakanon».
Les faits remontent au lundi 20 octobre 2025. Ce jour-là, des individus armés, opposés à la tenue de l’élection présidentielle d’octobre 2025, avaient ouvert le feu sur une patrouille de gendarmerie sur l’axe Grand-Yapo–Agboville. L’attaque avait coûté la vie au sous-lieutenant Daniogo Klênon Lacina.
Le principal suspect présumé est passé aux aveux
D’après le communiqué du procureur, les investigations menées après cet assassinat ont permis l’interpellation de plusieurs personnes. Lors de leurs interrogatoires, celles-ci auraient reconnu leur participation aux faits et désigné AKE Jean Marius comme l’auteur du tir ayant atteint les gendarmes.
Activement recherché, ce dernier a ensuite été interpellé. Selon le parquet, il a reconnu avoir ouvert le feu sur les éléments de la gendarmerie à l’aide d’une arme de type Kalachnikov.
Outre AKE Jean Marius, les onze autres personnes déférées sont N’CHO Joël, alias « Jojo » ; YAPI Louis Armand, alias « Opel » ou « Côte d’Ivoire » ; DOFFOU Yapo Thierry ; DINDE Odiacho Désiré, alias « Dez » ; SOMONO N’Guessan Aimé, alias « Gomez » ; TRA Bi Tra Pacôme ; TANOH Anicet Bernard Brou, alias « Barbu » ; GNAYORO Jean Luc, alias « Biloru » ; N’Goran Kouassi Armand, alias « Le Lion » ; KLOUNZIAN Kablan Guy Roger, alias « Ayé » ; et AKA Jean Vallet.
Des poursuites pour plusieurs infractions
Les douze mis en cause font l’objet de poursuites pour plusieurs infractions présumées, notamment des actes terroristes, un attentat contre l’autorité de l’État, un complot contre l’autorité de l’État, la participation à un mouvement insurrectionnel, une atteinte à l’ordre public, la participation à une manifestation interdite ou non déclarée et l’assassinat.
Ces faits sont prévus et réprimés par la loi n° 2024-360 du 11 juin 2024 portant répression du terrorisme, ainsi que par plusieurs dispositions du Code pénal, précise le communiqué.
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