Face au génocide en cours avec la progression des rebelles du M23, parrainé par Paul Kagamé, l’Organisation des Nations Unies reste silencieuse avec la complicité des occidentaux. Une situation qui oblige Dr Denis Mkwege à rompre le silence…
Constat fait sur le long de la route nationale 17 RN17 à Kwamouth, les villages sont vides, des centres de santé fermé, des maisons incendiées. Ce, après les atrocités enregistrées dans un site hébergeant les déplacés. Sur l’axe routier situé entre la ville de Bandundu et le village Masiambio, le village Camp Banku où vit encore la population, tous les campements sont vides. Pas un seul civil rencontré dans les villages Dilala, Bisiala à part les militaires dépêchés pour assurer la sécurité.
Des voix s’élèvent en RDCongo pour dénoncer et situer les responsabilités dans le drame que vit la population dans l’avancée inexpliquée des rebelles du M23. L’une des voix qui s’est faite entendre, reste celle du Dr Denis Mukwege. Le prix Nobel de la paix n’a pas mâché ses mots. Dans un court message, Dr Denis Mkwege pointe du doigt le Rwanda, l’Ouganda et même les autorités congolaises.
«L’occupation étrangère de Rutshuru et Kiwanja illustre de manière patente l’échec de l’état de siège, de la gouvernance sécuritaire et de la diplomatie régionale RDC mais aussi la mauvaise foi flagrante du Rwanda et de l’Ouganda. Toutes les échelles de responsabilité, individuelle et étatique, congolaise et étrangère, doivent être établies pour éviter la poursuite du génocide en cours en RDC depuis 1996».
Pour l’homme qui répare les femmes violées, plus de secret. «L’agression du Rwanda a travers le M23, ce n’est pas une nouvelle chose », dit-il à la presse à Bukavu, juste avant la visite dans son hôpital de Panzi, à la périphérie de la ville, du roi des Belges et de son épouse, qui achèvent une visite de six jours en RDC, ancienne colonie belge.
« L’agression est claire, il faut la nommer, et la Belgique peut le faire », avait insisté le docteur.
Denis Mukwege est également opposé à la présence sur le sol congolais des troupes ougandaises: « Après 25ans de crimes de masse et pillage de nos ressources par nos voisins, l’autorisation du Président à l’UPDF et les accords de coopérations militaires avec RDF sont inacceptables (…). Non aux pyromanes/pompiers! Les mm erreurs produiront les mm effets tragiques. Debout Congolais. Nation en danger », disait-il.
Mis à part les villages précités, le constat qui a été fait est que, d’autres villages situés dans le Nganda Bangala toujours sur la RN17 sont partiellement habités. On y trouve à peine quelques hommes en majorité, les femmes et les enfants sont en nombre réduit.
L’abbé Curé de la paroisse Notre-Dame de sept douleurs de Masiambio ajoute que ce constat était également fait lors du passage du cardinal Fridolin Ambongo, qui avait observé un déplacement massif des populations.
« Cela fait vraiment notre inquiétude. Commençant de Bisiala, jusqu’au niveau de Mutsheto, il n’y a plus de gens. Les enseignants sont partis, des familles en déplacement, les maisons incendiées, il n’y a plus personne. Même quand le cardinal est passé, nous avons eu aussi le temps de faire un tour, visiter les différents sites, et vous sentez vraiment que c’est le désert. Par exemple à Bisiala il n’y a plus une maison, tout est écroulé, incendié, détruit par les assaillants « , a déclaré l’abbé Crisostome Esambwala, curé de la paroisse Notre-Dame de sept douleurs de Masiambio.
Selon l’Unicef, On estime qu’en une semaine, environ 40 000 personnes ont été déplacées dans le territoire de Rutshuru, dont environ 6 500 auraient fui en Ouganda. Toujours d’après l’agence onusienne, ces chiffres s’ajoutent aux quelque 200 000 personnes qui ont été déplacées l’année dernière, avant la dernière flambée de violence.
« Les derniers combats ont un impact dévastateur sur les enfants et leurs familles (…). Ils ont été forcés de fuir leurs maisons avec seulement leurs possessions les plus essentielles. Alors que certaines personnes déplacées peuvent vivre avec des membres de leur famille, des milliers de personnes se sont retrouvées sans abri », a déclaré Jean Metenier, responsable du bureau de l’UNICEF à Goma.
L’Onu, les Occidentaux silencieux
Devant ce tableau sombre, les Occidentaux, les USA, l’Onu, bref les grandes puissances prèfèrent le silence. Ce qui se passe n’est pas loin de ce que Kagamé et autres avaient orchestré contre des populations dans le cadre du génocide au Rwanda. Au lieu d’éteindre vite le feu, tapé du poing sur la table pour que Kagamé et l’Ouganda mettent fin à un comportement de voyou, l’opinion nationale reste bouche béé. Jusqu’à quand?
TGT
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