Constant Mutamba hausse le ton après sa sortie d’audience le 27 juillet 2026. L’ex ministre n’a pas tourné sa langue par sept fois avant de dénoncer une procédure irrégulière. Lire la vidéo de sa déclaration
« Nous refusons de cautionner l’arbitraire. Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate et je mourrai pour la justice ». Ces propos sont de l’ex ministre, garde des sceaux Constant Mutamba, victime d’une cabale à dormir debout.
Jeté en prison, l’homme ne baisse pas les bras. Il a quitté la salle d’audience de la Cour de cassation ce 27 juillet 2026, lors de l’examen de l’affaire liée au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Pour Constant Mutamba qui dénonce une procédure irrégulière, la citation à prévenu qui lui a été notifiée comporte de «fausses mentions». Ce qui, dit-il viole les règles de compétence de la haute juridiction.
Face à ces constants flagrants, l’ex ministre soutient que, la Cour de cassation ne pouvait pas le juger directement. Selon lui, en sa qualité de simple citoyen, il ne relève plus de la compétence de cette juridiction. Il estime que seuls les responsables bénéficiant d’un privilège de juridiction, notamment les membres du gouvernement, les députés nationaux, les gouverneurs et les vice-gouverneurs, peuvent comparaître directement devant cette Cour.
Constant Mutamba a qualifié la citation à prévenu qui lui a été adressée de «fausse citation », accusant le greffier d’y avoir repris de «fausses mentions». Annonçant son intention de contester cet acte devant les juridictions compétentes et d’engager des poursuites contre les auteurs présumés de ces irrégularités.
« Nous refusons de cautionner l’arbitraire. Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate », a-t-il déclaré.
Dans cette affaire, Constant Mutamba est poursuivi en sa qualité d’ordonnateur des dépenses pour des décaissements présumés irréguliers de plus de 50 millions de dollars américains au préjudice du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO). Malgré le départ de l’ancien ministre de la Justice, la Cour de cassation poursuit l’instruction de l’affaire.
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