En Rdc, les portes du procès sont ouvertes contre Dr David au Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole qui siège qui siège en chambre foraine. L’accusé, Dr David, menottes au poignet est vêtu d’une chemise de couleur bleue ciel
Le procès en flagrance contre le médecin, auteur des violences exercées sur une femme enceinte dans une salle d’accouchement se poursuit à la deuxième audience ce lundi. Plusieurs organisations de femmes étaient présentes, signe de soutien à la victime.
Dans ce procès, il est reproché au docteur David Balanganayi Kayembe d’exercer de la violence sur une patiente dans une salle d’accouchement à l’hôpital de Kinkole. Le procès se déroule ce lundi 30 mars au Tribunal de Grande instance de Kinshasa/Kinkole, à l’Esplanade de la maison communale de la Nsele.
Le procès se tient dans une audience foraine. Parmi les organisations féminines présentes, il y a l’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille (AVIFEM), qui explique sa présence pour poursuivre la condamnation de l’acte posé par le docteur Balanganayi, détenu au cachot du parquet de Kinkole, et dont les avocats sont déjà présents.
D’après Mathy Matshingi Sheshi, directrice provinciale de l’AVIFEM Kinshasa, toute l’équipe du médecin incriminé soit portée devant la justice pour servir d’exemple aux autres.
“Nous sommes pendant la période de campagne Tolérance Zéro contre les auteurs, les bourreaux de ces genres de crimes. Et c’est pour ça que nous sommes là pour suivre l’évolution et voir comment les responsabilités, comment les tribunaux vont établir, faire la lumière, établir les responsabilités de chacun et chacune. Parce que ce n’est pas seulement la question des médecins, toute son équipe et la personne même qui a balancé ces images à travers les réseaux sociaux”, a-t-elle déclaré.
Lors de la première audience, qui a permis au Tribunal d’identifier le prévenu, le ministère public avait présenté les chefs d’accusation retenus contre lui, notamment la torture, la tentative de meurtre ainsi que les coups et blessures aggravés.
Pour le docteur David Balanganayi, la patiente aurait subi une déchirure après son accouchement et refusait toute intervention médicale malgré un risque vital. Il affirme avoir exercé des contraintes physiques pour la contraindre à accepter les soins, indiquant que l’intervention s’est finalement déroulée avec succès. Le prévenu reconnaît avoir porté des coups, qu’il justifie par un état de nécessité. Une thèse contestée par le ministère public.
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Nous y reviendrons
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