Le Président bissau-guinéen,Umaru Sissoko Embaló est en colère contre France 214 à travers son correspondant au Ghana. Le pays de Nana Akuffo-Ado abrite un réunion des chefs d’état-major de la Cédéao pour deux jours pour discuter de l’éventualité d’une intervention militaire au Niger et des questions logistiques et stratégiques qu’elle comporterait. Mais dans un reportage, le correspondant de France 24 au Ghana renseigne de la non-implication de la Guinée Bissau dans la préparation de l’intervention militaire. Ce que Umaru Sissoko Embaló dément formellement.
« Je démens formellement les propos tenus ce jour par le Correspondant de France 24 au Ghana, Francois Hume Ferkatadi, au sujet de la Guinée-Bissau. Je voudrais assurer de la parfaite concordance de mon pays avec les décisions de la Cedeao prises à la réunion des chefs d’Etat-Major. A cette réunion, la Guinée-Bissau a été représentée par son Chef d’Etat-Major de l’Armée de terre ». Ce démenti avait posté le 18 août 2023, le Président Umaru Sissoko Embaló sur sa page Twitter.

Sa réaction est diversement commentée par les internautes sur Twitter.
Même s’ils reconnaissent au Président bissau-guinéen le droit d’apporter un démenti, des internautes ont estimé que ce n’était à lui de répondre à cette fausse information. Dr Boubacar Demba N’Djim ( @bocarysamba) fait partie de ces derniers. ‘’ Répondre à un journaliste n’est pas de votre ressort faites travailler au moins votre cellule de communication vous ne verrez jamais macron Répondre à un journaliste correspondant ‘’, a-t-il posté.
Pour sa part, Michael Latte (@michaelgbagbo2) écrit : ‘’ Un président de la République qui répond à un journaliste via sa page Twitter ? N’existe t-il pas de Gouvernement et un porte-parole ? Le service de communication n’existe t-il pas? A force de vouloir se justifier auprès de Paris, ça devient ridicule…’’.
D’autres commentaires comme celui d’Amed (@kiaba23) sont plus virulents. ‘’ Un président de la République… Que fout la cellule com ? ‘’, a commenté l’internaute.
Hormis ces commentaires qui fustigent la méthode, le post du Président Embaló reçoit de nombreux soutiens, notamment des anti-juntes qui expriment leur adhésion à l’usage de la force que la Cedeao maintient sur la table.
TGT
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