Du 22 au 25 août 2023, se tient le sommet des BRICS en Afrique du Sud. Dans le cadre de ce sommet, l’opinion nationale et internationale peuvent imaginer les pays qui frappent la porte des BRICS.
Le regroupement des pays émergents, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud intéresse beaucoup de pays en Afrique. Au cours d’un point de presse le lundi 7 août 2023, Naledi Pandor, le ministre sud-africain des affaires étrangères et des relations internationales a dévoilé la liste d’une vingtaine de pays candidats à l’intégration des Brics.
Bien que les BRICS n’aient pas divulgué la liste complète des candidats à l’élargissement, un certain nombre de gouvernements ont publiquement fait part de leur intérêt.
L’Iran et le Venezuela, sous le coup de sanctions, cherchent à réduire leur isolement et espèrent que le bloc pourra soulager leurs économies paralysées.
En Afrique, on peut citer les pays candidats comme le Sénégal, le Nigéria, l’Algérie, l’Egypte ou le Maroc (démenti officiel de la part du Royaume). Il y aussi des puissances de l’Asie comme l’Arabie Saoudite et l’Iran. Cette question de l’intégration sera débattue par les 4 pays en l’absence du président Poutine lors du sommet des Brics dont les portes vont s’ouvrir dans quelques jours.
L’absence de Poutine n’empêchera pas les Brics de débattre d’un sujet brûlant: l’élargissement du groupe à de nouveaux pays. Les dirigeants de 67 pays d’Afrique et du Sud global ont ainsi été invités pour assister à l’ouverture et à certains événements.
« Les Brics représentent environ 42% de la population mondiale, près de 30% du territoire mondial, 27% du Pib mondial et 20% du commerce international », précise Media24. Ces pays veulent surtout sortir de leur dépendance vis-à-vis du dollar américain pour plus de marge. A cet effet, une banque dénommée Nouvelle banque de développement (NDB) a été créée en 2015.
La place du Sénégal
Reste à savoir quelle est la place du Sénégal au milieu de ces puissances économiques. En effet, malgré le mot émergence répété partout, le Sénégal a été classé en 2022 par l’Onu parmi les 46 pays les moins avancés au monde, autrement dit, les plus pauvres. Dakar affirme avoir déjà enclenché le processus de sortie de cette catégorie et espère gagner un autre statut sous peu. « Notre volonté, c’est de démarrer la stratégie de sortie, tout en tirant profit de notre statut de PMA », disait le ministère de l’Economie. Mais d’ici là, le Sénégal reste un pays modeste sur le plan économique.
Il pourrait toutefois avoir un rôle stratégique notamment pour la Chine et la Russie qui cherchent à étendre leur influence en Afrique face au bloc occidental. De par sa position géographique, le Sénégal pourrait être un atout pour les Brics.
Partisan du non-alignement, le Sénégal cherche à diversifier ses partenaires dans un monde plus que jamais divisé en pôles pas très homogènes. Mais l’échec de la mise en place de la monnaie unique au sein de la Cédéao indique à suffisance qu’il ne sera pas facile pour un pays de la zone Cfa de gagner sa souveraineté économique.
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