L’adoption de la constitution de la Ve république fait grincer des dents chez les opposants. Après les Evêques de du CET, quatre partis politiques et une organisation de la société civile montent au créneau. Dans une déclaration commune, ces acteurs disent condamner avec fermeté la démarche des parlementaires et s’engagent à résister à ce qu’ils appellent coup de force contre la constitution et le peuple togolais.
C’est le 25 mars 2024 que le Togo passe à la Vème République avec un régime parlementaire. Ce, après l’adoption par les parlementaires à la majorité de plus de 4/5 de ses membres, la proposition de loi portant révision de la Constitution de la République Togolaise. Si le texte adopté est promulgué, « le président de la République est élu sans débat par le Parlement réuni en congrès pour un mandat unique de 6 ans ». La nouvelle constitution adoptée prévoit aussi un poste de « président du conseil des ministres ». Il est le chef du parti ou le chef de file de la coalition de partis majoritaire à l’issue des élections législatives. Le président du conseil des ministres est désigné pour un mandat de 6 ans.

Au lendemain de l’adoption à l’Assemblée nationale, les Evêques du Togo sont sortis de leur carapace. Ils ont dans une déclaration, exhorté le président Faure Gnassngbé à » à surseoir la promulgation de la nouvelle constitution et à engager un dialogue politique inclusif, après les résultats des prochaines élections législatives et régionales ». Après les hommes de Dieu, c’est le tour de quatre formations de monter au créneau. Il s’agit de l’ADDI, de l’ANC, des FDR, du PSR et le FCTD. Ces acteurs ont dans une déclaration commune, réagi dans une déclaration sanctionnant leur conférence de presse tenue ce 27 mars 2024.
violation délibérée et provocatrice des articles 52 et 59 al. 1 et 2 de la constitution Togolaise.
Selon eux, « l’adoption d’une nouvelle constitution dans la nuit du 25 mars 2024 instituant un régime parlementaire, « est une entreprise unilatérale du régime RPT-UNIR ». Les signataires de la déclaration font savoir que, l’adoption a été faite » sans consultation des différentes composantes du peuple », attitude incompréhensible et blåmable, s’agissant de l’adoption du texte fondamental pour tout le pays. « Il y a en outre une flagrante violation de la Constitution Togolaise ».
Les opposants soutenus par le Front Citoyen Togo Debout (FCTD), font savoir que, « non seulement l’Assemblée nationale dont le mandat a pris fin ne peut procéder à une révision constitutionnelle, mais aussi, s’agissant d’une nouvelle constitution, le recours au référendum était nécessaire conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur ». Et d’indiquer que »Il y a manifestement violation délibérée et provocatrice des articles 52 et 59 al. 1 et 2 de la constitution Togolaise ».
Ils estiment que, « cette entreprise intervenue avec une surprenante précipitation alors que le mandat des députés a déjà pris fin cache mal un dessein étranger aux intérêts du peuple et n’est uniquement qu’au service des intérêts égoïstes du système RPT-UNIR. Cette répugnante démarche constitue une atteinte à l’éthique indispensable à la vie publique et fragilise une fois encore, les exigences d’un vivre-ensemble harmonieux ».
C’est pourquoi, ils condamnent avec « fermeté cette attitude scandaleuse et s’engagent à résister à ce coup de force contre la constitution et le peuple togolais ». Ils se disent déterminés à mener une lutte âpre pour venir à bout du système RPT-UNIR et inscrivent les actions dans la durée. Dans leur déclaration, ils appellent le Peuple Togolais dans toutes ses composantes: ethniques, mener des actions futures en concertation avec les autres formations politiques et associations sincèrement engagées dans le même combat en vue de la jonction des efforts pour faire cesser cette trahison.
Tout en saluant les Evêques du Togo qui ont réagi au lendemain de l’adoption, ils encouragent toutes les confessions religieuses à leur emboiter le pas en vue d’une vie politique apaisée. Ils prient le chef de l’Etat à prêter une attention particulière à leur démarche.
Les 4 formations politiques et la FCTD « rappellent au président Faure Gnassingbé, « qu’il peut encore arrêter cette entreprise funeste pour épargner le pays d’une nouvelle crise aux conséquences imprévisibles sur les plans social, économique et humain. Ils l’exhortent vivement à le faire »
Soulignons que, la nouvelle constitution togolaise adoptée le 25 mars 2024, renseigne que, « le président de la République est élu sans débat par le Parlement réuni en congrès pour un mandat unique de 6 ans ». Cette constitution prévoit aussi un poste de « président du conseil des ministres ».Il est le chef du parti ou le chef de file de la coalition de partis majoritaire à l’issue des élections législatives. Le président du conseil des ministres est désigné pour un mandat de 6 ans.
Plus d’informations à venir
TogoTimes, L’information en temps réel















