Le Niger a finalement dit Oui à Starlink, société du milliardaire américain Elon Musk pour fournir l’accès à l’internet par satellite. Par cette signature, le Niger dit adieu à l’absence de l’internet dans les coins et recoins de son territoire. Une avancée très significative dans un pays où la couverture internet ne dépasse pas le tiers du territoire dans un contexte sécuritaire.
Starlink d’Elon Musk a reçu le feu vert des autorités nigériennes pour l’internet dans tout le pays avec une amélioration de la connectivité. Le Niger reste l’un des pays où l’accès à l’internet est un chemin de croix. Starlink faut-il le rappeler, avait été autorité très longtemps mais interdit. Aujourd’hui, c’est chose faite avec les nouvelles autorités en place.
Aucune contrée du Niger n’aura plus le soucis à internet haut débit avec Starlink à un tarif abordable avec 200 Mb/s pour environ 25 000 FCFA par mois. Désormais, cette histoire de mauvaise qualité des offres surplace seront dans les mois à venir, un souvenir lointain quand Starlink va déployer son haut débit par satellite.
Nouvelle stratégie africaine de Starlink
Longtemps, les autorités nigériennes ont craint l’utilisation de ce réseau par les groupes terroristes, mais le rapport bénéfice-risque semble avoir changé. « Avec un acteur comme Starlink, le problème de la couverture est résolu», assure Antony Adopo, spécialiste du numérique en Afrique.
Il explique que la stratégie de Starlink sur le continent a également évolué. Le fournisseur d’accès envoie désormais ses équipes négocier pour convaincre un à un les pays africains. « Starlink a contacté plusieurs États afin de rassurer sur les différentes craintes qu’ils peuvent avoir, comme le respect de leurs cadres réglementaires, explique Antony Adopo, il y a eu plusieurs étapes. La première, c’est quand les pays ont constaté que Starlink opérait sur leurs territoires sans y avoir été autorisé, donc il y a eu une levée de boucliers pour dire que c’est contraire à la loi. Ensuite, discussions entre les gouvernements et l’opérateur. Et une fois qu’ils se sont compris, troisième étape : acceptation de ce nouvel acteur ».
Quelle souveraineté numérique ?
Reste le défi de la souveraineté numérique. Comment seront contrôlées les données collectées et les communications qui transiteront par le réseau ? De nombreux pays comme le Cameroun, ou la République démocratique du Congo refusent encore d’autoriser Starlink.
«Les pays, en réalité, n’interdisent pas Starlink, mais réfléchissent à comment faire venir cet acteur-là tout en préservant l’écosystème local, assure Antony Adopo, il y a des opérateurs locaux qui investissent depuis longtemps, qui ont besoin de beaucoup de budget pour pouvoir connecter tout le monde. C’est cette équation qui est en réflexion dans la plupart des pays africains».
Après le Libéria récemment, le Niger deviendra le 15ᵉ pays africain à autoriser Starlink sur son territoire. Au Kenya, ce lundi 4 novembre 2024, l’opérateur américain a suspendu toute nouvelle souscription invoquant une surcharge de son réseau.
Avec Rfi
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