L’un des pères fondateurs de la CEDEAO, l’ex président du Nigéria, Yakubu Gowon n’en peut plus. Pour que l’instance sous-régionale ne disparaisse des radars africains, Yakubu Gowon, lance un cri de coeur, un SOS aux dirigeants actuels des États membres de la Cédéao. e lance un appel d’Abuja, sincère et solennel, aux 15 dirigeants actuels des États membres de la Cédéao (…). Ni ma génération, ni les générations actuelles ou futures ne pardonneront l’éclatement de notre communauté », dit-il
Trop de viandes ne gâtent pas la sauce, dit-on souvent mais, il arrive que, mélanger trop de viandes non réfléchies dans une sauce, gâte la sauce. Et c’est ce qui est arrivé à la CEDEAO avec des sanctions irréfléchies, incongrues à certains pays pour dit-elle, les sanctionner pour coup d’état.
Aujourd’hui, plus le temps passe, tout porte à croire que, l’effet de boomerang rattrape la CEDEAO. Comment faire pour sauver les meubles mouillés de l’instance sous-régionale pour lui éviter la fin définitive? C’est à ce titre que, l’ex-président nigérian Yakubu Gowon, dernier père fondateur vivant de la Cédéao, appelle à la sauver. Un appel qui vient alors que, le 24 février 2024, les dirigeants de cette instance ont rendez-vous au Nigéria pour un un sommet extraordinaire.
« Je lance un appel d’Abuja, sincère et solennel, aux 15 dirigeants actuels des États membres de la Cédéao.(…). Ni ma génération, ni les générations actuelles ou futures ne pardonneront l’éclatement de notre communauté« , dit-il dans ce qu’il convient d’appeler cri de détresse.
Aujourd’hui, l’organisation ouest-africaine est au bord de l’explosion avec la sortie annoncée du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Selon Yakubu Gowon, l’histoire jugera les dirigeants de la CEDEAO comme étant les fossoyeurs de cette institution
« Je demande à tous les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest d’envisager immédiatement la mise en œuvre des mesures suivantes : levée de toutes les sanctions imposées au Burkina Faso, à la Guinée, au Mali et au Niger [quatre pays dirigés par des pouvoirs de transition, à l’issue de coups d’État militaires, Ndlr] ; retrait par le Burkina Faso, le Mali et le Niger de leur avis de quitter la Cédéao ; la participation des 15 chefs d’État de la Cédéao à un sommet pour discuter de l’avenir de la communauté, de la sécurité et de la stabilité régionale ».
Rappelons que depuis un moment, la Cédéao est plongée dans une crise sans précédent depuis l’annonce fin janvier du Mali, du Niger et du Burkina Faso de leur retrait de l’organisation régionale. La région a également été secouée dernièrement par la décision du président Macky Sall de reporter les élections présidentielles au Sénégal. Décision annulée par le Conseil constitutionnel sénégalais.
TGT
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