Un drame a secoué les prisonniers de Makala de Kinshasa. Là-bas, des prisonniers qui tentaient de s’évader dans la nuit du 1er au 2 septembre 2024 sont tués par balles. Le ministre de l’Intérieur parle d’au moins 129 personnes mortes dont 24 par balles.
Lors de l’évasion, de nombreux coups de feu ont été entendus. On dénombre 129 prisonniers tués, dont 24 par balles, des femmes violées ainsi que d’incendie des bureaux du greffe, de l’infirmerie et des dépôts des vivres, d’après le gouvernement. L’intervention des forces de l’ordre et de sécurité pour étouffer une tentative d’évasion a été disproportionnée.
En RDC, les voix se sont élevées pour exiger une enquête.
L’horrible scène a suscité de vives indignations au sein de la classe socio-politique congolaise. Plusieurs acteurs dénoncent «l’assassinat», le «massacre», ou encore le «carnage» pointant l’irresponsabilité des autorités étatiques qui ne respecte pas la vie humaine.
«Je condamne avec la plus grande fermeté l’assassinat brutal des prisonniers à la prison de Makala. Ces exécutions sommaires sont un crime inacceptable qui ne peut rester impuni. J’exige que toute la lumière soit faite sur ce carnage, et que les responsables soient traduits en justice. Le respect de la vie humaine et de la dignité doit primer en RDC», a réagi sur X, l’opposant Martin Fayulu.

Même son de cloche avec les défenseurs des droits de l’homme
Le défenseur des droits de l’homme et président de l’ASADHO, réclame quant à lui, des sanctions contre le vice-ministre de la justice Samuel Mbemba pour avoir communiqué lundi un chiffre négligeable de 2 morts.
«Le vice ministre de la justice doit être suspendu pour avoir menti au peuple sur le nombre de personnes décédées à la prison de Makala. Un homme qui ment sur des questions sensibles peut-il gérer dans la transparence un ministère ? Trop, c’est trop», a écrit Jean-Claude Katende.
Les autorités parlent d’une tentative d’évasion maitrisée par l’armée et la police, mais les premiers chiffres commencent à apparaitre et le bilan humain s’avère très lourd.
Selon le ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani, le bilan s’élève actuellement à 129 morts, dont 24 tués par balle après sommation. Il a précisé que ce chiffre est encore provisoire. Les autres détenus seraient décédés par étouffement, selon ses déclarations. Il faut également noter, dans ce bilan tragique, le viol de plusieurs femmes détenues. En outre, 59 blessés ont été répertoriés.
TGT
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