A Kpalimé,environ 120 km de Lomé, les encadreurs et inspecteurs de l’enseignement secondaire général et technique prennent part à un atelier le 3 septembre 2025 sur la pédagogie de l’éducation à la lutte contre la corruption.
L’atelier marque une étape clé dans la mise en œuvre du projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo. C’est la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) qui est l’initiateur de ce projet en partenariat avec les ministères chargés de l’éducation et de la formation. Le projet prévoit l’introduction de curricula dans les modules pédagogiques pour sensibiliser les élèves et étudiants aux valeurs d’intégrité, de transparence et de responsabilité citoyenne.
La rencontre de Kpalimé a pour but, d’amener les participants à s’imprégner du projet et de ses outils pédagogiques avant d’accompagner les enseignants. Ces derniers, à leur tour, transmettront les notions directement aux élèves.
Les modules pédagogiques validés à la mi-juillet seront testés dès cette rentrée dans plusieurs établissements. A Lomé, l’expérimentation sera faite au lycée technique d’Adidogomé, au lycée technique de Légbassito, à l’Ecole nationale d’administration et à l’Université de Lomé.
Dans la région de Kara, les modules validés seront appliqués au lycée de Kara Sud, au CRETFP de Kara et à l’Université de Kara, notamment à la faculté de droit et sciences politiques.
A l’université, ils prendront la forme de modules autonomes. Au secondaire, les enseignements seront intégrés dans des disciplines comme l’histoire-géographie et l’éducation civique et morale.
L’expérimentation durera plusieurs années avant une généralisation attendue à l’horizon 2028-2029.
L’éducation, un rempart contre la corruption
Kimelabalou Aba, président de la HAPLUCIA estie que l’éducation reste un outil central dans la prévention de la corruption. Selon lui, « la lutte contre la corruption ne saurait se limiter aux seules sanctions. Elle doit aussi passer par l’éducation et la prévention. C’est dès le bas âge qu’on redresse le rameau de l’arbre ». Il a saisi l’occasion pour exhorter les inspecteurs à être « de véritables ambassadeurs de la lutte contre la corruption, des modèles de probité ».
La rédaction
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