Au Cameroun, Paul Biya a signé son retour en force. Ce, après plus de 2 mois à l’étranger. Mais, quel message peut-on lire derrière ce retour?
L’absence du Président Paul Biya au Cameroun a laissé place à des supputations. Pour certains, M Biya est mort; pour d’autres il est vivant mais très soufrant. Alors que les folles rumeurs s’intensifient, le gouvernement avait rompu le silence pour rassurer les camerounais. Et avec son retour, M Biya semble dire à sa population que son pouvoir reste debout.A ses détracteurs, il semble leur dire, patientez, le pouvoir de M Biya en forme. Le président est en vie. Il n’y a aucune vacance du pouvoir. Le président Paul Biya n’a pas démissionné.
Lire aussi
Cameroun: Paul Biya en vie, pas décédé, (gouvernement)
le pouvoir est toujours là, un premier message
En regagnant le Cameroun, il n’est pas question qu’il est revenu pour sécuriser son pouvoir. Même loin, très loin, Paul Biya sait qui fait quoi et comment. Autrement, les yeux et les oreilles du Président écoute, voit tout. Et donc il le contrôle du pays. Son retour, veut tout simplement dire qu’i l faut couper aux supputations infondées; à l’idée de vacance. C’est dire «je suis aux commandes». Même symboliquement, l’image du président qui foule le sol de Nsimalen vaut mille communiqués. Dans un régime où l’absence du chef peut être interprétée comme un signe de faiblesse, cette présence physique est un acte politique majeur.
Deuxième message: la campagne pour élections législatives et municipales
Le Cameroun prépare activement deux importantes élections. Il s’agit des législatives et des municipales. Rentré au pays après 73 jours, ce n’est pas pour un repos au pays. Non. Paul Biya est rentrée au pays pour préparer lesdites élections et placer qui et qui seront candidats pour le parti présidentiel. Le RDPC a besoin de son champion visible. À quelques mois des élections législatives et municipales, le retour de Biya est un signal adressé à l’opposition, aux électeurs et aux partenaires internationaux.
Lire aussi
8e mandat: les camerounais prolongent l’ère de Paul Biya, 92 ans
Troisième message : rassurer l’appareil
Pendant 73 jours, les barons, les directeurs généraux, les ministres ont tourné sans boussole. Le retour, c’est pour recadrer, donner les consignes, et éviter que chacun joue sa partition.
Pour l’éditorialiste Thierry Biassi, « L’État peut tourner sans lui, mais la politique ne le peut pas »



















Views Today : 284
Views Yesterday : 1296
Views Last 7 days : 8009
Views This Month : 28335