Le document que propose les opposants soutenus par des organisations de la société civile et de regroupements citoyens est intitulé « Mémorandum pour une sortie de crise au Togo à la suite de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO sur le changement anticonstitutionnel de gouvernement ».
Présenté à la presse le 25 août 2026 à Lomé, ce document contient plusieurs propositions pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel et démocratique. La sortie de ce mémorandum, fruit d’un engagement des hommes et femmes des OSC et de partis politiques, fait suite à une décision de la cour de justice de la Cédeao.
L’instance sous-régionale s’est prononcée après saisine de l’opposition sur le changement de la Constitution au Togo. Dans le document présenté le 25 août 2026, les initiateurs sont revenus sur les réformes constitutionnelles de 2002 et de 2019. Sans oublier d’évoquer le changement constitutionnel intervenu en 2024.
Sont signataires du mémorandum, l’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO), la Coalition de la Diaspora Togolaise pour l’Alternance et la Démocratie (CODITOGO), représentée par Raphaël Gbadoé, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH).

Côté partis politiques, il y a : l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), Les Démocrates (LD), avec Nicodème Habia, les Démocrates Socialistes Africains (DSA), les Forces Démocratiques pour la République (FDR), le Parti des Togolais, avec Nathaniel-Erasmus Olympio, et le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), avec le professeur Komi Wolou. S’ajoutent aussi, le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC), Manifeste Génération Togo (MGT) : la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK – originale), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour un Développement dans la Paix (LDP), et «Touche Pas A Ma Constitution ».
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Pour les initiateurs de ce que l’on peut appeler un nouveau départ, les modifications successives constitutionnelles ont progressivement affaibli les mécanismes qui, selon eux, garantissent l’alternance politique. C’est pourquoi, ils estiment que l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO constitue une nouvelle donne juridique et politique nécessitant une réponse nationale.
Un mémorandum, des propositions aussi
Le « Mémorandum pour une sortie de crise au Togo à la suite de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO sur le changement anticonstitutionnel de gouvernement » contient plusieurs propositions. Lesquelles exhortent à l’ouverture d’une transition politique.
Une ouverture à en croire les signataires du document, de permettre d’engager les réformes institutionnelles nécessaires au «rétablissement de l’ordre démocratique et de l’État de droit». Sans oublier «le respect effectif de la souveraineté populaire», la stabilité des règles constitutionnelles, la réforme des forces de défense et de sécurité, la séparation réelle des pouvoirs ainsi que la garantie des libertés et des droits fondamentaux.
Pour une libération des détenus politiques
Le document prend en compte, les différentes préoccupations des opposants au régime du Président du Conseil, celles de la libération des détenus politiques. En proposant une transition politique, les initiateurs parlent des mesures à caractère politique voire social. Répondre aux urgences sociales et sécuritaires, favoriser la « libération des détenus politiques» et le «retour des exilés politiques» voilà entre autres des propositions concrètes du document. Et les porteurs de ce mémorandum attendent à travers la démarche, aboutir à une «refondation de la République».
Pour la concrétisation de leurs rêves, les initiateurs n’écartent pas les institutions sous-régionales et internationales. C’est pourquoi, ils sollicitent l’accompagnement de la CEDEAO, de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE), des États-Unis et des Nations unies (ONU) dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel.
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« Cet accompagnement devra se faire sur la base et conformément à l’esprit des dispositions des articles 23, 24 et 25 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance adoptée le 30 janvier 2007 à Addis-Abeba en Ethiopie, et 3, 7 et 9 du Protocole relatif à la création du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine adopté le 9 juillet 2002 à Durban en Afrique du Sud », font savoir les signataires du mémorandum
La rédaction
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