Au Bénin, les interpellations se suivent et se multiplier. Après Candide Azanaï, c’est le tour du fils de l’ex président, Yayi Boni d’être gardé à vue. Une action vivement contestée par le parti Les Démocrates.
Le fameux coup d’état vient mettre de l’huile sur le feu amenant le parti u pouvoir à vider la maison de l’opposition. Ce, une semaine après le coup d’état non abouti. Chabi Yayi, secrétaire aux relations extérieures du parti d’opposition Les Démocrates et fils de l’ancien président Thomas Boni Yayi, a été interpellé et placé en garde à vue hier dimanche 14 décembre 2025. C’est à son domicile au petit matin entre 2 heures et 6 heures qu’il a été arrêté. Après être entendu, Chabi Yayi a été placé en garde à vue dans la soirée. Ses conseils pensent que, l’arrestation serait directement liée au coup d’État manqué du 7 décembre 2025, en raison de sa qualité de responsable national aux affaires extérieures au sein du parti Les Démocrates.
Lors de l’opération, les forces de l’ordre auraient procédé à une perquisition et saisi plusieurs appareils, dont des ordinateurs.
Un des conseils de Chabi Yayi a par ailleurs évoqué la violation des « heures légales de visite domiciliaire et de perquisition » lors de l’interpellation. Le parti d’opposition exprime son incompréhension face à cette démarche, rappelant qu’il a « fermement dénoncé cette attaque contre notre pays et ses institutions ». Guy Mitokpè, secrétaire national à la communication du parti, a souligné : « Nous sommes des démocrates et n’avons pas d’autre méthode que les approches légales ou démocratiques. » L’ancien Président Boni Yayi avait lui-même condamné la tentative de coup d’État deux jours après les faits dans une vidéo.
Rappelons que, le vendredi dernier, Candide Azannaï, l’ex-ministre de la Défense et figure importante de l’opposition, a été placé en garde à vue pour « complot contre l’autorité de l’État et incitation à la rébellion ». Parallèlement, un mandat d’arrêt international a été émis contre l’influenceur panafricaniste Kemi Seba pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion ». Plusieurs mutins, dont leur leader présumé, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, seraient toujours en fuite. Ces développements font craindre une escalade des tensions entre le pouvoir et l’opposition au Bénin.
Avec Afrik
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