Au Mali, le gouvernement du Président Assimi Goïta a décrété la gratuite du traitement de la dialyse dans les hôpitaux pour tous les maliens. Tout comme la prise en charge du cancer
L’information es publiée sur le compte de la Dépêche AES. Selon les informations partagées sur ce compte, « le président Assimi Goïta a pris un décret visant à rendre la dialyse gratuite pour tous les Maliens, tout comme la prise en charge du cancer ».
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« (…).La radiothérapie et la chimiothérapie sont également prises en charge. Une mesure majeure qui vise à permettre aux patients d’accéder plus facilement aux soins et d’améliorer leurs chances de guérison », indique notre source. Lire le lien en bas
https://x.com/DepecheAES/status/2089003734038647020/video/1
Au Mali en juillet 2026, selon les informations de nos confrères Apanews, la Société de néphrologie du Mali (SONEMA) avait alerté la ministre de la Santé sur la saturation des centres de dialyse et les difficultés d’accès aux soins pour des centaines de patients atteints d’insuffisance rénale chronique, tout en plaidant pour le renforcement de la prévention, l’adoption de normes nationales et l’accélération du projet de transplantation rénale.
Les données présentées par les autorités sanitaires maliennes, 574 personnes étaient en attente d’une place en hémodialyse en mars 2025, tandis que 815 patients étaient déjà pris en charge dans les différents centres spécialisés du pays.
L’hémodialyse constitue un traitement vital pour les personnes dont les reins ne parviennent plus à éliminer correctement les déchets et l’excès d’eau de l’organisme. Cette prise en charge impose généralement trois séances hebdomadaires et nécessite un approvisionnement permanent en générateurs, filtres, médicaments, consommables médicaux et systèmes de traitement de l’eau, ainsi qu’un personnel hautement qualifié.
Pour les malades résidant hors de Bamako,, renseigne nos confrères précités, la concentration des infrastructures dans la capitale entraîne de longs déplacements, des coûts élevés de transport et des interruptions fréquentes d’activité professionnelle.
Les données de la SONEMA montrent par ailleurs que plus de 60 % des personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique au Mali sont âgées de 20 à 40 ans, soulignant l’impact socio-économique de cette pathologie sur une population active.
Des études réalisées au CHU du Point G confirment cette tendance. L’une, menée auprès de 150 patients en hémodialyse chronique, fait ressortir un âge moyen de 40,45 ans. Elle révèle également que 60 % des patients disposent de faibles revenus et que le taux de mortalité observé au cours du suivi atteignait 37,3 %.
Une autre étude portant sur 62 patients admis en urgence pour une première dialyse fait état d’un âge moyen de 36,82 ans et d’une létalité de 69,35 %, les malades étant généralement pris en charge à un stade très avancé de la maladie, marqué notamment par une anémie sévère, une diminution importante de la diurèse, des vomissements ou une accumulation massive de toxines dans le sang.
Nous y reviendrons
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