Dimanche partculier pour une église rurale dans l’Etat de Kogi au Nigéria. En pleine messe, des individus armés font irruption et enlèvent le pasteur et 12 fidèles.
L’enlèvement spectaculaire au nez et à la barbe des fidèles de l’église rurale du village d’Ejiba, dans l’État de Kogi, au centre du pays, relance le débat sur l’insécurité qui prend une ampleur inquiétante dans le pays de Bola Tinubu. En effet le 30 novembre 2025, des individus armés font irruption et enlèvent 12 personnes, dont un pasteur lors du service dominical dans une église rurale du village d’Ejiba, dans l’État de Kogi, au centre du pays. L’église est située dans la circonscription de Yagba Ouest.
DAns un pays où les enlèvements sont devenus le quotidien des populations, Bola Tinubu a pourtant décrété l’état d’urgence sécuritaire national. Et pour retrouver les otages, la hiérarchie militaire dit déployer par hélicoptère des hommes et a lancé une opération de recherche pour retrouver les otages.
Ce dernier enlèvement vient rallonger la liste des enlèvements ces derniers temps. L’on se rappelle que, plus de 300 élèves d’une école catholique dans l’État de Niger, ainsi que 38 fidèles d’une église dans l’État de Kwara (libérés depuis) ont été enlevés. Ces groupes armés terrorisent le nord-ouest et le centre du pays, privilégiant l’enlèvement contre rançon, l’attaque de villages, et le pillage.
Selon le gouvernement nigérian et de nombreux experts, ces actes criminels sont principalement motivés par l’appât du gain et touchent de manière indistincte les communautés chrétiennes et musulmanes.
L’état d’urgence et les consignes du président
Face à cette montée en flèche de la violence, le président Bola Tinubu avait déclaré l’état d’urgence sécuritaire national le 26 novembre. Il avait alors émis des consignes strictes aux lieux de culte, insistant sur la nécessité de s’assurer d’une présence sécuritaire lors des rassemblements dans les zones sensibles.
Le chef de l’État avait également encouragé les centres de culte situés en périphérie à « reconsidérer la possibilité de célébrer le culte dans les zones à forte criminalité, jusqu’à ce que la situation s’améliore ».
La rédaction
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