Les kinois sont sous le choc après visualisation de la vidéo virale d’une jeune dame opérée sans anesthésie et qui est violentée par son médecin. C’est une dérive de trop qui révèle un autre visage du système de santé en RDC.(Ames sensibles, s’abstenir de voir la vidéo)
Sur les réseaux sociaux du pays, la vidéo tourne en boucle et l’indignation devient générale. Dans la vidéo, ouvrir le lien ( https://x.com/i/status/2037178939248976054) , l’on voit une jeune patiente visiblement en accouchement dans une formation médicale de la ville-province de Kinshasa » a été violentée par le médecin. La scène est filmée par les autres soignants .
De l’avis de plusieurs internautes, l’intervention aurait été réalisée sans anesthésie, dans un environnement ne respectant visiblement pas les normes élémentaires d’hygiène et de sécurité.
Plus choquant encore, le praticien filmé est accusé d’avoir infligé des violences physiques et verbales à la patiente, tout en demandant à des infirmières présentes d’enregistrer la scène.
Face à la brutalité des images, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ce qui est désormais qualifié par certains de véritable scandale sanitaire.
Parmi elles, Félix Momat, médecin ayant relayé la vidéo, parle sans détour de «criminalité médicale».
D’après lui, les faits dépassent largement le cadre de la faute professionnelle et doivent être traités avec la plus grande fermeté.
«Ce que nous voyons ici est d’une gravité extrême. Il ne s’agit pas d’un simple manquement, mais d’actes qui pourraient relever du pénal», estime-t-il.
Le docteur appelle ainsi à l’ouverture immédiate d’enquêtes et à des sanctions exemplaires contre tous les acteurs impliqués: le médecin mis en cause, le personnel soignant présent, mais aussi les responsables de la structure sanitaire où les faits se seraient produits.
Ce scandale met en lumière de graves dysfonctionnements profonds au sein de certains établissements de santé en RDC.
L’absence présumée de protocoles stricts, le non-respect de la dignité des patients et la banalisation de pratiques violentes inquiètent l’opinion publique. De nombreux internautes dénoncent une atteinte grave aux droits fondamentaux, notamment ceux des femmes, particulièrement vulnérables dans certains contextes médicaux.
Le ministre des droits de l’homme a réagi
Réagissant face à la situation devenue virale sur les réseaux sociaux, c’est le ministre des Droits Humains qui rompt le silence. Il dénonce dans un communiqué en date du 26 mars 2026, un cas de traitement inhumain et dégradant.
Selon les termes du communique, « Le Ministre des Droits Humains condamne avec la plus grande fermeté les traitements inhumains et dégradants dont a été victime Madame X (femme en accouchement) dans une formation médicale de la ville-province de Kinshasa ».
Il a tenu à rassurer l’opinion nationale et internationale que, « le lieu et les auteurs présumés des faits, renseignés dans la vidéo devenue virale dans les réseaux sociaux, sont identifiés et portés à la connaissance des autorités judiciaires ».

Aux dernières nouvelles, on apprend que, l’incriminé, se nomme Dr David Balanganayi, pasteur et médecin à l’hôpital de Kinkole. L’ONG Sauvons le corps médical monte au créneau et accuse l’ncriminé devant le Conseil urbain de l’ordre de médecins pour violation grave de la déontologie et violences physiques sur une patiente.
Des questions d’éthiques majeures
La diffusion de la vidéo elle-même soulève également des questions éthiques majeures. Pourquoi une telle scène a-t-elle été filmée ? Dans quel but? Et comment a-t-elle pu être rendue publique?
Autant d’interrogations qui renforcent le malaise autour de cette affaire.
Dans son appel, le docteur Momat insiste sur la nécessité d’une réaction rapide et forte des autorités sanitaires, des ordres professionnels et de la justice. L’objectif, selon lui, est clair : «restaurer la sacralité de la médecine, la confiance du public et le respect de la dignité humaine».
Cette affaire pourrait marquer un tournant puisqu’elle met en lumière l’urgence de renforcer les mécanismes de contrôle dans les structures de santé et de garantir une prise en charge respectueuse et humaine des patients.
En attendant d’éventuelles poursuites judiciaires, une question reste sur toutes les lèvres: comment de tels actes ont-ils pu se produire dans un cadre censé protéger la vie?
https://x.com/africatodayMG/status/2037178939248976054?s=20
Avec polelenewsrdc
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