L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), l’Association des compagnies aériennes d’Afrique australe (AASA) et l’Association du transport aérien international (IATA) appellent les États à se conformer aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Dans leurs démarches, les organisations optent plutôt pour « une approche uniforme ». Elles estiment que cette approche permettra de renforcer la sécurité tout en évitant « des coûts et une complexité inutiles ».
Le sujet est particulièrement sensible pour un secteur qui cherche à développer les liaisons entre les pays. L’AFRAA indique, pour sa part, que ses membres représentent plus de 85 % du trafic international des compagnies aériennes africaines.
L’AFRAA, l’AASA et l’IATA demandent aux gouvernements africains d’aligner leurs dispositifs API et PNR sur les normes internationales, tout en refusant que leur financement repose sur les compagnies ou les passagers.
Avant même de monter dans un avion, un voyageur peut désormais faire l’objet de plusieurs contrôles à partir de ses données personnelles. Les systèmes d’information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR) permettent aux autorités d’obtenir des informations avant le voyage. Ces outils, font savoir les trois organisations, peuvent contribuer à la sécurité des frontières et à la lutte contre la criminalité. Mais leur développement en Afrique doit se faire avec des règles communes.
Plusieurs conditions posées
Dans une déclaration commune publiée le 30 juillet 2026, l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), l’Association des compagnies aériennes d’Afrique australe (AASA) et l’Association du transport aérien international (IATA) appellent les États à se conformer aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
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« Nous soutenons la mise en œuvre » des systèmes API et PNR, affirment les trois organisations. Elles reconnaissent ainsi « le rôle important des données sur les passagers » dans la sécurité des frontières.
Mais elles posent plusieurs conditions. Les gouvernements doivent d’abord disposer d’un cadre juridique clair. Les données collectées doivent être limitées à ce qui est nécessaire et conservées pendant une durée définie. Leur utilisation doit également rester liée à des objectifs précis : contrôle aux frontières, sûreté, application de la loi ou prévention des crimes graves.
Les organisations demandent aussi une harmonisation des formats utilisés par les différents pays. L’objectif est d’éviter que les compagnies aériennes soient confrontées à une multitude de procédures nationales.
Le financement fait débat
C’est surtout sur la question du financement que le ton se durcit. L’industrie aérienne demande aux gouvernements de ne pas imposer de nouvelles redevances aux compagnies ou aux voyageurs pour financer leurs programmes de sécurité frontalière.
Pour l’AFRAA, l’AASA et l’IATA, la sécurité aux frontières relève d’abord de la responsabilité des États. Des frais supplémentaires pourraient, selon elles, renchérir le coût des déplacements et affaiblir la connectivité aérienne du continent.





















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