Miraculeux! Sous les décombres en Syrie plusieurs heures après le séisme, alors que les secouristes s’activaient à dégager les victimes coincées, ils tombent sur un nouveau-né vivant ié à sa mère par le cordon ombilical.
Sous les décombres, près des corps sans vie de ses parents et dans le froid mordant, «la petite miraculée de Jandairis» est née. Agée de quelques heures seulement, la petite fille a été découverte dans les ruines d’un immeuble de cette ville syrienne, encore reliée par le cordon ombilical à sa mère décédée dans le séisme survenu lundi.
Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre le moment où les secouristes, ébahis, ont trouvé le bébé vivant parmi les décombres. Un proche de la famille, Khalil Sawadi, a expliqué avoir «entendu du bruit» alors qu’il creusait avec d’autres pour récupérer les corps des proches du nouveau-né.
Dans les décombres d’une maison de Jandairis, une localité de Syrie durement touchée par le séisme de lundi, les secouristes ont découvert un bébé vivant, encore relié par le cordon ombilical à sa mère décédée.
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— Yves Poirier (@poirieryvesTVA) February 7, 2023
Ils se sont alors empressés de couper le cordon ombilical, pour transporter le bébé à l’hôpital d’Afrine, la ville la plus proche. La petite fille a immédiatement été placée dans une couveuse et mise sous perfusion, afin de lui administrer des vitamines.
D’après le docteur Hani Maarouf, «la petite miraculée de Jandairis» pèse 3,175 kilos et «est probablement née sept heures après le séisme». Elle souffre de contusions et «est arrivée avec les membres engourdis par le froid». La perfusion lui est nécessaire «car elle est restée longtemps sans être allaitée», mais son état est globalement stable. Elle est la seule survivante de sa famille.
Des «centaines de personnes» prises au piège
Lundi dernier, les secouristes ont passé des heures à dégager les corps sans vie d’Abdallah Mleihan, le père du bébé, d’Aafra, la mère, de ses trois soeurs, de son frère et de sa tante. Leurs funérailles ont eu lieu ce mardi 7 février.
Cette famille avait fui la région instable de Deir Ezzor et pensait être plus en sécurité à Jandairis, contrôlée depuis 2018 par les forces turques et les groupes rebelles pro-turcs. Cette localité du nord-ouest de la Syrie, relativement proche de l’épicentre du séisme en Turquie, a été durement touchée par la secousse.
Si la catastrophe a fait plus de 5.000 morts au total, dans les deux pays, quelque 800 décès étaient dénombrés mardi dans les seules zones syriennes échappant au contrôle de Damas.
Les secouristes qui oeuvrent dans ces régions, les Casques blancs, évoquent plus de 200 bâtiments totalement effondrés et dénoncent un cruel manque de moyens. Mardi, ils ont supplié les organisations humanitaires internationales d’envoyer de l’aide pour secourir les «centaines de personnes» qui sont selon eux «toujours prises au piège sous les décombres».
TGT
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